Charles Michel: "Nous avons un interlocuteur, c'est le gouvernement de Madrid

En commission Intérieur de la Chambre ce mercredi, Charles Michel a expliqué qu'"il y avait une crise politique en Espagne et pas en Belgique", et que son "seul interlocuteur est le gouvernement de Madrid." La Cour constitutionnelle espagnole a annulé la déclaration d'indépendance dans l'après-midi.
  • Selon une enquête du Reputation Institute reprise par le quotidien espagnol "El Periódico", 23% des Espagnols (hors Catalogne) boudent les marques catalanes. Ils sont 21% à envisager le boycott pour l'avenir.

    Dans le cas où la région accéderait à l'indépendance, 49,1% des consommateurs espagnols tourneraient le dos au marché catalan. Cela représenterait une perte de 20 milliards d'euros pour les entreprises catalanes, affirme Enrique Johnson, directeur général de Reputation Institute pour l'Espagne et l'Amérique latine.

    Quant aux 50,9% restants, 15,4% se disent indécis et 35,5% montrent des réticences à laisser de côté les produits catalans, même dans le cas où la communauté autonome accéderait à l'indépendance.

    Toutefois, l'enquête démontre également que près de 75% des Espagnols se révèlent incapables d'identifier les marques liées à la Catalogne. 

  • 8.000 personnes dans les rues de Barcelone

    "Nous sommes des milliers dans la rue pour cette nouvelle grève, pour exiger que l'Etat cesse immédiatement la répression contre les institutions catalanes", a déclaré Marcel Mauri, d'Omnium Cultural, une puissante association séparatiste. ©AFP
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    Musées, routes et voies ferrées sont bloqués par des grévistes indépendantistes. Des dizaines de grévistes campaient devant la Sagrada Familia, emblématique cathédrale de Barcelone, fermée aux visiteurs. ©EPA
    Des routes ont été bloquées, occasionnant par endroits des scènes de tension. ©AFP
    Les deux principaux syndicats espagnols, CCOO et UGT, ne soutenaient toutefois pas le mouvement, qui semblait moins suivi que la dernière grève générale dans la région, le 3 octobre. ©AFP
    Portant des pancartes pour "la liberté des prisonniers politiques" et des drapeaux catalans, des s milliers de manifestants indépendantistes se sont rassemblés à Barcelone. ©AFP

  • La Cour constitutionnelle espagnole annule la déclaration d'indépendance

    Vers 14h30, on a appris que la Cour constitutionnelle espagnole annulait la déclaration unilatérale d'indépendance de la Catalogne adoptée le 27 octobre par le parlement régional.

    "La déclaration d'indépendance du 27 octobre a été déclarée nulle et inconstitutionnelle", a déclaré la porte-parole à l'issue de la séance où les magistrats de la Cour ont rendu cet arrêt.

  • Mariano Rajoy est "entièrement d'accord" avec Charles Michel

    Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy s'est dit "entièrement d'accord" avec les déclarations de Charles Michel, qui est son "unique interlocuteur en Belgique".

    "Nous devons respecter l'État de droit et donc l'indépendance des juges belges et espagnols", a commenté Rajoy sur Twitter.

  • Rajoy compte sur les élections pour "ouvrir une nouvelle étape politique"

    Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy se dit "en faveur du dialogue" et est "convaincu que les élections du 21 décembre ouvriront une étape de cohabitation, d'amélioration économique et de respect des lois".

    "Le gouvernement continuera de protéger les institutions encadrant l'autonomie, ainsi que les droits et libertés de tous les Catalans."
    Mariano Rajoy

    Mariano Rajoy espère que le scrutin du 21 décembre ouvrira une nouvelle étape politique, "où les règles du jeu seront respectées et qui permettra de stimuler le pays économiquement".

    Il s'est exprimé devant les députés espagnols pour défendre l'application de l'article 155 de la Constitution face aux critiques des indépendantistes catalans. Cet article a été utilisé pour "rétablir la légalité et rendre la parole aux citoyens par des élections", a ajouté le dirigeant.

    Rajoy espère une "participation massive" des électeurs le 21 décembre prochain en Catalogne pour contrer le référendum du 1er octobre.

  • Manifestations indépendantistes en Catalogne

    Un mouvement de grève à l'appel de formations indépendantistes catalanes a provoqué d'importants bouchons dans Barcelone. Des rues ont été bloquées et les transports en commun ont fonctionné au ralenti.

    ©EPA

    Cet appel à la grève a été lancé par le syndicat indépendantiste CSC avec le soutien des organisations Asamblea Nacional Catalana (ANC) et Omnium Cultural dont les dirigeants ont été incarcérés le mois dernier pour sédition.

    Des groupes de manifestants ont bloqué les principales autoroutes de la région, brandissant des pancartes réclamant "la liberté pour les prisonniers politiques". Il semble également y avoir eu des échauffourées avec la police.

    ©EPA

    Un groupe de militants a également bloqué la circulation des trains dans la gare de Gérone où ils ont pris position sur les voies, provoquant des retards dans le trafic ferroviaire. Malgré ces perturbations, les commerces et les entreprises fonctionnaient normalement dans la région.

    ©EPA

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  • Fin des questions concernant la Catalogne

    Le Premier ministre va maintenant à répondre à quelques dernières questions concernant le projet du canal Seine-Nord Europe ou encore le Brexit.

  • Miller prend la défense de Michel

    Richard Miller (MR) prend la parole pour défendre le Premier ministre. "Puigdemont est à Bruxelles parce que c'est la capitale de l'UE. Cela veut dire qu'il faut assumer que des problèmes politiques viennent s'exporter ici. C'est une crise espagnole et pas belge. Enfermer des politiques pour leurs opinions, cela n'est pas possible en Europe et je l'ai entendu dans votre discours quand vous prônez la diplomatie. On compte sur vous", déclare le député fédéral MR.

    Il finira par une pique vis-à-vis des socialistes adressée à Julie Fernandez Fernandez qui défend l'Etat espagnol et qui appelle le Premier ministre à le soutenir, alors qu'Elio Di Rupo, son président de parti, a fait une sortie surprenante sur Twitter il y a quelques jours où il a comparé Mariano Rajoy au dictateur Franco.

  • Les députés répondent aux déclarations de Charles Michel

    Les députés interpellent le Premier ministre. Certains lui demandent de condamner "l'enfermement de prisonniers politiques", d'autres lui demandant d'être "plus ferme avec les ministres N-VA qui remettent en cause l'indépendance de la justice espagnole".

  • "Nous avons un interlocuteur, c'est le gouvernement de Madrid"

    "Tout citoyen peut demander l'asile en Belgique. Ce n'est pas au gouvernement de décider quoi que ce soit. Il y a un organe indépendant pour ça. Nous avons un interlocuteur, c'est le gouvernement de Madrid", explique Charles Michel.

    "Je n'ai pas à me prononcer sur des décisions de justice. J'ai des contacts avec les institutions européennes. Il y aura des élections en Espagne, j'espère qu'elles seront un rendez-vous démocratique", conclut Charles Michel.

  • "Tout citoyen doit répondre de ses actes, c'est le cas aussi pour Carles Puigdemont"

    "En ce qui concerne les déclarations de ces derniers jours, j'ai demandé à mes collègues de faire preuve de discrétion le 30 octobre jusqu'à ce que j'ai des clarifications sur la venue de Puigdemont. Pas pour l'éternité. Dès le lendemain de l'arrivée de Puigdemont, j'ai exprimé la position du gouvernement belge. Tout citoyen doit répondre de ses actes, c'est le cas aussi pour Carles Puigdemont", affirme le Premier ministre.

    "Il y a une crise politique en Espagne et pas en Belgique. Il y a eu des commentaires qui ont été repris dans les médias, c'est la liberté d'expression. Nous avons immédiatement lancé un appel au dialogue en Espagne? Il y a un rebond judiciaire en Belgique mais il sera traité comme un rebond judiciaire, il y a une séparation des pouvoirs, nous n'avons rien à faire politiquement", poursuit-il.

  • "Il n'est pas question de politique belge"

    "Aucune démarche n'a été entreprise par le gouvernement belge pour la venue de Carles Puigdemont à Bruxelles. Il n'est pas question de politique belge. Il n'a pas, à ce stade, demandé l'asile et a déclaré ne pas vouloir le faire", affirme Charles Michel.

  • Charles Michel commence à répondre aux questions

  • "On ne peut pas fermer les yeux devant la crise catalane. L'Europe doit être une réalité vivante, je suis indigné quand je vois une violence excessive", s'indigne Patrick Dewael.

  • Patrick Dewael (Open VLD) prend à son tour la parole.

  • "Bravo pour avoir condamné les violences. Vous rendez-vous compte que cette affaire est devenue belge? Qu'allez-vous faire?", demande Hendrik Vuye.

  • Hendrik Vuye, député de Vuye&Wouters, pose ses questions.

  • "Je trouve que lorsque vous avez plaidé pour le dialogue, vous avez élevé le pays à un niveau moral très élevé. Mais la dissension espagnole s'est invitée dans votre gouvernement. Avez-vous perdu le contrôle de votre équipe?", demande la députée N-VA An Capoen.

  • An Capoen, députée N-VA, prend à présent la parole.

  • "Il y a un problème belgo-belge à cause de certains membres de votre gouvernement. Ce n'est pas le rôle de chaque Etat de faire des évaluations de ce qu'il se passe dans les affaires internes d'autres Etats membres. Vos ministres se permettent de faire la leçon, mais il faut être propre pour soi pour le faire", clame Olivier Maingain, qui ne pose toutefois pas de questions.

  • C'est maintenant Olivier Maingain, président du DéFI, qui prend la parole.

  • "On a l'impression que ce qu'il se passe avec vos ministres ne fait que de jeter de l'huile sur le feu. Combien de réunions formelle du gouvernement se sont tenues depuis l'arrivée de Puigdemont en Belgique? Envisagez-vous de jouer l'intermédiaire politique entre la Catalogne et l'Espagne?", demande Benoît Hellings.

  • C'est au tour de Benoit Hellings, le député Ecolo, de poser ses questions.

  • "Vous avez condamné la violence, c'est très bien, mais il faut se montrer sévère contre l'action de Mariano Rajoy. Qu'allez-vous faire? L'Europe doit être un projet pour les droits de l'Homme? Allez-vous lancer une médiation européenne?", demande Kristof Calvo.

  • C'est maintenant le député Groen Kristof Calvo qui pose sa question.

  • "Un dialogue politique est la seule piste possible pour arriver à une solution. Nous condamnons la violence contre ceux qui participent à un référendum, mais il faut un respect de l'Etat de droit. Il faut rechercher une solution, elle ne sera pas juridique mais politique. Quel est le résultat de toutes les déclarations des ministres du gouvernement sur le début? Quelle est la position du gouvernement à l'égard de la présence de Puigdemont dans notre pays?", demande Vincent Van Peteghem.

  • Vincent Van Peteghem (Open VLD) pose à son tour ses questions.

  • "Les prises de position pro-indépendantistes de la N-VA nuisent à la Belgique et à vous-mêmes. Cautionnez-vous les propos de vos ministres lorsqu'ils remettent en question la nature démocratique de l'Etat espagnol?", demande Catherine Fonck.

  • Catherine Fonck, députée cdH, pose à présent sa question.

  • "Quelle est votre position? Il y a des prisonniers politiques au sein de l'Union européenne, votre conception de l'Europe correspond-il à ça? Quel rôle joue la N-VA avec Puigdemont? Pourquoi les a-t-il remercié hier?", demande Marco Van Hees.

  • C'est au tour du député PTB Marco Van Hees de prendre la parole.

  • "Par votre laissez-faire, vous avez alimenté la crise belgo-catalane. Quelle est la position du gouvernement? Avez-vous eu des réunions en gouvernement pour arrêter une position? Avez-vous eu des contacts avec l'entourage de Puigdemont? Reconnaissez-vous l'unité de l'Espagne et le gouvernement Rajoy comme votre seul interlocuteur?", demande Julie Fernandez Fernandez.

  • C'est maintenant la députée Julie Fernandez Fernandez (PS) qui pose ses questions.

  • "Quelle est la position du gouvernement belge? Allez-vous réagir face à la répression terrible de l'Espagne? Allez-vous mettre la pression sur l'Espagne? Le représentant légitime de la Catalogne a demandé l'indépendance, allez-vous la reconnaître?", demande Barbara Pas.

  • On commence avec une question de la députée Barbara Pas du Vlaams Belang.

  • On passe à la Catalogne

  • Dans l'attente de la Catalogne...

    Charles Michel répond aux premières questions des députés qui ne concernent pas encore la Catalogne. Il commence par évoquer la situation en RDC, les enjeux de cybersécurité et la procédure de remplacement des F16.

    Il devrait commencer à répondre aux questions concernant la crise catalane dans une vingtaine de minutes.

  • Puigdemont met l'Etat belge à l'épreuve

    Charles Michel ne s’est plus exprimé sur le sujet depuis l’arrivée de Carles Puigdemont en Belgique le lundi 30 octobre. Il avait alors invité le secrétaire d'Etat à l'Asile et aux Migrations Theo Francken à "ne pas jeter de l'huile sur le feu". Francken avait auparavant assuré que la Belgique pourrait réfléchir à donner l'asile politique au dirigeant catalan destitué Carles Puigdemont. Celui-ci a répété à plusieurs reprises depuis lors qu'il ne "voulait pas" de l'asile.

    Depuis une semaine et demie et suite aux nombreuses interventions de la N-VA en faveur de l'indépendance catalane, la tension monte au sein du gouvernement belge et entre la Belgique et l'Espagne.

  • Journée chargée hier à Bruxelles

    Hier, la Catalogne s'est une nouvelle fois invitée à Bruxelles. L'Association des entrepreneurs catalans a donné une conférence de presse au Parlement européen pour rejeter l'indépendance et dénoncer les dérives économiques que pourrait provoquer une Catalogne indépendante de l'Espagne. 

    → Lire l'interview de son vice-président Carlos Rivadulla: "L'exode des entreprises atteint déjà 30% de l'économie catalane"

    Un peu plus tard, 200 bourgmestres se sont rassemblés devant le Berlaymont pour manifester leur soutien au gouvernement catalan en exil. Ils ont ensuite assisté à un meeting au Bozar, au terme duquel ils ont eu droit à un discours de leur dirigeant destitué, Carles Puigdemont.

  • Bonjour à toutes et à tous,

    Bienvenue sur ce live pour suivre avec nous la séance en commission Intérieur de la Chambre durant laquelle les députés poseront leurs questions au Premier ministre quant à la crise catalane.

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