interview

Étienne Davignon: "Le confédéralisme? Pourquoi pas, mais..."

©Dieter Telemans

Vieux renard de la diplomatie et des rouages économiques de la Belgique, Étienne Davignon écrit ses "souvenirs". Des souvenirs brûlants d’actualité.

Forrest Gump a traversé l’Histoire américaine en courant. Étienne "Stevy" Davignon, lui, a joué la partition belge, une pipe à la main. C’est plus smart. Indépendance du Congo? Il y était, diplomate frais émoulu. Choc pétrolier? C’est Davignon à la manœuvre. Crise de la sidérurgie? Il y remet de l’ordre, et c’est saignant. L’affaire De Benedetti contre la Générale? Davignon sort l’artillerie. Faillite de la Sabena? Verhofstadt au téléphone: "Allô, Stevy, tu peux nous aider?" C’est Tintin sans la houppette. Autant de moments qu’il a couchés dans un livre. "Des souvenirs, nous précise-t-il, pas des mémoires. Je n’avais pas envie d’être exhaustif." Alors commençons par la première aventure: l’indépendance du Congo. À l’époque, notre homme a 28 ans. Il est sur place, envoyé "en camouflage". C’est, déjà, l’épreuve du feu…

En 1975, dans le Bureau ovale, à la Maison-Blanche, avec le président Gerald Ford (de dos, à la gauche de Davignon) et Donald Rumsfeld (également de dos). ©Agence Cinna

À l’époque, l’image de notre pays en a pris un coup. Vous avez aidé à son redressement…
En juillet 1960, l’ensemble du Conseil de sécurité a condamné la Belgique à l’unanimité: les Américains, les Français, les Anglais, etc. Le changement de la position vis-à-vis de la Belgique, c’est grâce à Paul-Henri Spaak (alors ministre des Affaires étrangères, dont Davignon était l’attaché, NDLR). La fréquentabilité passait par les Américains. On a eu 8 jours à Washington pour les convaincre.

Vous n’éludez pas la question de la responsabilité de la Belgique dans le meurtre de Lumumba, vous êtes, par contre, plus évasif sur celle du Roi.
J’ai laissé des points d’interrogation parce que je ne sais pas. Peut-être qu’il y a des choses dans les archives, peut-être pas…

La commission parlementaire de 2001 est plus précise…
Oui, mais elle n’a rien trouvé d’autres que ce qui est public. Lumumba est considéré comme une figure légendaire de l’anticolonialisme, mais cela n’enlève rien au fait qu’il a tout raté, y compris sa relation avec ses camarades. Parce que c’est eux qui l’ont tué.

Etienne Davignon. Souvenirs de trois vies Etienne Davignon Maroun Labaki Racine ©Racine

Aujourd’hui, l’est du Congo est toujours une poudrière, et les relations avec la Belgique restent délicates. Quel regard posez-vous sur la situation?
Le mystère, c’est la patience du peuple congolais. Si vous regardez la situation objective des gens là-bas, ils devraient se révolter.

Le pouvoir est très puissant…
Les millions d’habitants à Kinshasa pourraient se soulever. Mais ce sentiment de révolte n’existe pas. L’attitude vis-à-vis de la corruption est complètement différente de chez nous. On est content que le chef soit riche, parce que le chef s’occupe de vous. Il faut avoir vécu là-bas pour le comprendre.

Une décennie après le Congo, vous intervenez dans une autre crise: le choc pétrolier. Et là, vous créez et présidez l’Agence internationale de l’énergie qui fait front commun contre l’Opep…
C’était surtout fonction de la mélasse dans laquelle on était. Les experts croyaient que les pays exportateurs n’utiliseraient jamais l’arme pétrolière pour des raisons politiques. Et voilà qu’ils le font. On nous a demandé de faire quelque chose de concret et c’est devenu l’Agence internationale de l’énergie. Il est intéressant de noter ceci: il était utile que ce ne soit pas l’un des acteurs principaux qui ait la direction des opérations. La Belgique a donc été utile, elle était commode.

"Le mystère, c’est la patience du peuple congolais. Il pourrait se révolter."

Ce genre d’accord est-il encore possible aujourd’hui?
Je pense que oui. Le climat est un exemple. Trump s’en est retiré, mais ça ne durera qu’un temps. Le problème climatique existe aussi aux Etats-Unis. D’ailleurs, on le voit avec les attitudes des différents États américains et les pressions que cela cause sur la réalité économique américaine. Je prends un exemple simple: la consommation d’une voiture en Europe tourne autour des 4 ou 5 litres. Elle peut certainement descendre à 3 litres. C’est pour cela que je crois que ce tout à l’électrique est une bêtise, parce que ces voitures sont trop chères, sans compter la pollution lors de la production. Il va y avoir un équilibre sur ces questions. Mais tout est encore possible.

On l’oublie souvent mais en Belgique, tout le monde n’était pas d’accord avec la création de la Communauté économique européenne en 1957. Singulièrement, Léon Bekaert, président de la Fédération des entreprises de Belgique (FEB), estimait que notre pays ne résisterait pas à l’ouverture de ses frontières. Pourquoi?
Il avait peur. C’était exactement la même situation quand j’ai négocié l’entrée de l’Espagne. Le régime fasciste était très corporatiste, et donc l’industrie très protégée estimait qu’elle ne pouvait pas prendre le risque d’ouvrir les frontières. Bekaert et les syndicats estimaient que la Belgique, dans l’état dans laquelle elle se trouvait, ne pouvait pas résister à l’ouverture de ses frontières.

Avec Jacques Delors, président de la Commission européenne entre 1985 et 1995. ©Agence Cinna

Une bonne partie de nos grosses entreprises ont été rachetées depuis par l’étranger. N’avaient-ils pas en partie raison?
Ils avaient surtout peur d’une décroissance économique, qui n’est pas arrivée. Puis on a assisté à un deuxième phénomène: dès lors que le marché s’élargissait, est-ce que les entreprises étaient capables de faire face, être les "consolidateurs de" et non les "consolidés"? Et là, la responsabilité des autorités belges est tout à fait claire. On n’avait pas d’instruments pour lutter. L’affaire de la Générale est la démonstration qu’on pouvait faire n’importe quoi en Belgique. Aujourd’hui, ça aurait été réglementé. Ici, ça a été une lutte de marché et tous les coups étaient permis, y compris celui qui a permis à De Benedetti de lancer son opération avec plus d’actions que n’importe qui. J’ai offert au gouvernement la possibilité de prendre une participation de 20%, il ne l’a pas prise. Il n’avait pas cet objectif stratégique.

Aujourd’hui, on continue à avoir une érosion de nos forces économiques. Sommes-nous assez armés?
C’est variable. Quand on regarde ce qui a une dimension européenne ou mondiale, on voit qu’InBev est devenu un consolidateur, c’est indéniable. C’est parti d’un capital belge, on ne peut pas dire qu’il a disparu.

La Belgique n’est plus vraiment à la manœuvre…
La part de la Belgique dans l’activité est devenue plus petite parce que l’entreprise est devenue plus grande. C’est de l’arithmétique. Les actionnaires continuent à avoir de l’influence. C’est vrai aussi pour la Kredietbank (devenue KBC, NDLR) et peut-être demain Belfius. Ce sont des entités internationales avec en grande partie du capital belge. Quand vous regardez les grandes entreprises à l’étranger, ce n’est pas spécialement le pays du siège qui détient le plus d’actions, mais il y a un équilibre qui se fait. Nous n’avons pas pensé à ces situations, pas utilisé les arguments de qualité. Je prends l’exemple de l’électricité en Belgique. Engie n’avait aucune compétence dans l’électricité. L’expansion de l’entreprise électrique belge à l’étranger s’est faite à partir de la Belgique, de ses connaissances, de ses équipes. Jusqu’au moment où Suez a disposé de tous ses actifs (la banque, l’immobilier, etc) créés à partir de la Belgique. Et à partir de ce moment-là, il en a pris le contrôle.

"La Belgique manque de stratégie économique"
Etienne Davignon

À l’Europe, votre deuxième vie, vous avez affronté la crise de la sidérurgie. A posteriori, avez-vous fait les bons choix?
La crise de la sidérurgie est née en contradiction avec les obligations du traité. La Ceca interdisait les aides publiques. Durant la crise, elle n’a pas osé prendre ses responsabilités, et a laissé les États octroyer des subsides. La conséquence de cela a été de maintenir un statu quo qui a mené à une surcapacité structurelle. À un moment donné, les États n’ont plus été capables de se le payer. On a dû intervenir, mais ça a été beaucoup plus brutal que si on n’avait pas créé cette situation de surcapacité.

Arrive alors un personnage que vous allez souvent rencontrer par après: Albert Frère qui a, vous le dites vous-même, bien profité de la situation. La Wallonie n’a-t-elle pas été roulée dans la farine?
J’ai une idée beaucoup plus mesurée aujourd’hui que celle que j’avais à ce moment-là. Je n’avais pas mesuré la profondeur de la bataille belgo-belge sur la sidérurgie. Ni la situation dans laquelle Claes se trouvait, comme ministre de l’Économie et flamand, par rapport aux Flamands qui disaient: pas un sou à la sidérurgie wallonne! On a trouvé un équilibre avec le développement de Zeebruges, qui n’est pas un mauvais investissement, et une aide à Sidmar qui n’en avait pas besoin mais qui n’a pas été destructrice de l’équilibre en Belgique. Au moment de la facture, Claes pouvait payer pour que l’ensemble de la sidérurgie soit nationalisée (à l’exception de Sidmar) mais sans le volet commercial. Ça a été le problème.

Quand Gandois est arrivé et qu’il a voulu mener à bien la conversion de Cockerill, on a dû racheter le volet commercial à ce moment-là et on a payé le prix qu’il valait. Frère a profité de la situation. Attention, on ne lui a pas fait un cadeau, le prix était correct. À l’Europe, je ne pouvais pas intervenir, je ne pouvais pas dire que c’était une erreur de ne pas prendre le volet commercial.

Avec Gérard Mestrallet fraîchement arrivé à la tête de la Société Générale de Belgique au début des années 1990. ©Agence Cinna

Albert Frère réapparaît dans votre troisième vie: la Générale. Là aussi, il parvient à tirer ses marrons du feu…
On ne peut pas lui reprocher d’utiliser les instruments qu’il a. A-t-il fait quelque chose de malhonnête? La réponse est non. Avait-il un actif que d’autres avaient besoin et qu’il a valorisé au mieux? Oui, mais il a fait son métier. À partir du moment où l’État n’intervenait pas dans toutes ces affaires, il avait un champ libre devant lui.

Aurait-il pu jouer davantage le jeu "belge"?
Il était l’homme de ses affaires. On peut dire que c’est dommage. Comme vous le voyez, je ne suis pas admiratif. Mais je ne veux pas lui reprocher de défendre ses propres intérêts.

Vous apprenez aussi que, dans les problèmes que traversait alors le groupe, les Flamands préfèrent rester au balcon…
La vie vous apprend qu’une erreur n’est jamais neutre: vous en payez le prix tôt ou tard. L’erreur de la Générale, c’était de croire que le système dans lequel elle vivait était toujours valable à l’heure de la création de l’Europe. L’autre défaut était qu’elle a décidé de ne pas exercer l’autorité qu’elle avait sur les entreprises qu’elle détenait. Le modèle était flou, il avait laissé les Flamands à l’écart au profit de la bourgeoisie bruxelloise qui était l’image même du cliché anti-flamand.

Avec le roi Baudouin. ©Agence Cinna

On constate pourtant qu’aujourd’hui, ce qui reste de la Générale, ce sont les entités flamandes: Umicore, Recticel, CMB, etc. Le giron francophone, lui, est passé dans des mains étrangères…
C’est une image excessive. Vous avez, à Charleroi, les anciens ACEC qui fonctionnent toujours…

… ils sont français, dans les mains d’Alstom.
Oui, mais pour le type qui travaille dans l’entreprise, ce n’est pas le fond du problème.

Sauf que les décisions se prennent à l’étranger…
… si l’entreprise ne réussit pas. C’est comme CBR (racheté par HeidelbergCement, NDLR), leurs activités économiques, dans la plupart du temps, sont restées inchangées. C’est vrai, Umicore est devenu une société sans actionnaire dominant, Recticel également, la CMB, c’est la famille Saverys, etc. Quand on regarde la question de l’étranger, ce n’est pas ce qu’on a perdu qui importe, c’est ce qu’on n’a pas gagné en restant belge. Si l’État avait racheté ces fameux 20% lorsque je l’ai proposé, nous aurions pu racheter Suez. On a perdu sur la stratégie d’ensemble.

On s’est parfois accroché, comme pour la Sabena. Qu’est-ce qui n’a pas marché?
La Sabena est assez semblable à l’affaire du Congo. Quand les affaires deviennent trop difficiles, on les lâche. La Sabena n’a jamais gagné de l’argent, sauf sur un exercice, elle coûtait trop cher à l’État, on a donc tout arrêté. On n’a pas cherché à résoudre le problème.

"L’État aurait pu prêter de l’argent à Brussels Airlines, à la place de Lufthansa. Il ne l’a pas fait."

On l’a adossée à Swissair, elle-même en difficulté. Aujourd’hui, Brussels Airlines est devenue totalement allemande, sous Lufthansa. Est-ce une meilleure chose?
Une compagnie aérienne avec seulement 50 avions ne peut pas survivre. Pourquoi? Parce que les coûts qu’elle génère ne sont pas compensés par le volume des activités. Donc, il fallait s’adosser. Ce qu’on a fait avec Lufthansa qui a accepté de ne prendre qu’une participation de 45%, avec une possibilité de monter à 100% le moment venu, sinon elle ne serait jamais entrée chez nous. Puis s’est passé un phénomène: après avoir connu un début difficile, puis des premiers résultats positifs est arrivée la croissance exponentielle du prix du carburant. On avait besoin de liquidités, quelqu’un devait nous prêter 500 millions. Le seul à nous prêter, c’est Lufthansa avec comme condition: si nous ne revenions pas à de meilleurs chiffres, le non-remboursement de ces 500 millions deviendra le coût d’acquisition du solde d’actions. Tout le monde a signé ça.

N’a-t-on pas bradé un peu trop rapidement la compagnie lors de la signature de ce contrat?
Quand vous avez besoin de 500 millions et que personne ne veut vous les donner, vos facultés de négociation sont limitées.

L’État, ici aussi, aurait-il dû intervenir?
Certains organismes de l’État auraient pu prêter cet argent, ils avaient la faculté de le faire. Ils ne l’ont pas fait. Est-ce que les choses auraient été différentes? Je suis incapable de le dire.

La Commission européenne a interdit la fusion Alstom-Siemens qui aurait créé un géant mondial. Est-ce une erreur?
Absolument! La légitimité de l’Europe est fonction des pouvoirs juridiques que les traités lui donnent. Mais ça l’empêche de s’adapter. Quand la Commission dit que la fusion allait réduire la concurrence en Europe, c’est clair. Mais est-ce que la concurrence européenne doit empêcher la concurrence mondiale? Cette question n’est pas dans les traités.

Donc il faut rénover les traités…
C’est aussi une question d’interprétation. Ici, la Commission a été trop stricte. Elle a eu peur que ceux qui étaient opposés en Europe à cette fusion pour leurs propres intérêts aillent à la Cour de justice européenne, et gagnent. La Commission aurait dû essuyer un double camouflet. Il faut y remédier, ce qui n’est pas si difficile à faire. Les traités parlent de "marché relevant": si vous vendez des glaces avec un petit camion, le périmètre géographique est limité. Ici, le marché relevant n’est plus l’Europe, c’est le marché mondial. Est-ce qu’on veut concurrencer la Chine? Poser la question, c’est y répondre.

La politique belge, quel sentiment vous procure-t-elle?

Elle me procure un sentiment de grande préoccupation qui va au-delà des considérations qu'on entend souvent. Si on regarde de plus près, certains bouleversements ne sont pas aussi grands qu'on ne le dit. Regardez le Vlaams Belang: le Vlaams Blok était beaucoup plus fort en 2004. Ce n'est pas une consolation, mais ce n'est pas aussi traumatique. C'est évidemment un parti qui parle de son peuple, et on sait bien que, dans l'Histoire, quand on parle de peuple, ça ne tourne pas bien. Donc c'est préoccupant. Mais ce qui me préoccupe davantage, c'est que les cinq challenges que la Belgique a devant elle (climat, transition énergétique, budget, montée des inégalités, pensions), dans ces cinq problèmes, les régions n'ont pas de rôle à jouer. Les cinq problèmes ne vont pas s'en aller, et ce n'est pas le gouvernement wallon, flamand ou bruxellois qui va le résoudre.

Un confédéralisme bien ordonné pourrait-il faciliter les choses?

Pourquoi pas, si le confédéralisme veut dire: l'obligation des autorités de travailler ensemble pour résoudre les problèmes et pas les systèmes de concertation tels qu'on les connaît aujourd'hui avec des gens qui veulent bien se concerter mais pas en accepter les conséquences. Parce que, quelque part, les conséquences, c'est la création d'une entité unique pour attaquer le problème.

Vous dites que vous avez conseillé le Roi. Aujourd'hui, vous écoute-t-il encore?

Le Roi n'a pas de pouvoir, il ne fait que créer les conditions du dialogue.

Et il est déjà très bien entouré. Si quelques bénévoles veulent se manifester, qu'ils le fassent. Si on peut aider, on le fera, comme parfois les vieux peuvent le faire. Je dois dire que la démarche de Herman De Croo est magnifique (à 81 ans, le libéral flamand a déclaré qu'il présiderait provisoirement le Parlement flamand pour ne pas laisser cette prérogative à Filip Dewinter, ancien président du Vlaams Belang et deuxième député le plus ancien de l'enceinte parlementaire, NDLR). C'est peu de chose, mais c'est un bel élan.

La situation de votre club de foot fétiche, Anderlecht, ne fait pas de bons scores. Marc Coucke a rappelé Vincent Kompany. C'est une bonne chose?

Il faut être juste: la saison aurait été la même quel que soit le président du club. C'était mal engagé, la preuve a été que l'entraîneur ne convenait pas, son successeur non plus. C'est ce que je dis souvent: si on fait des erreurs, on en paie le prix. Il faut voir comment on redémarre. Et je trouve que c'est sympathique d'avoir appelé un type comme Kompany, qui n'a existé que parce qu'Anderlecht l'a formé, sur le plan footballistique et sur le plan personnel (on a insisté qu'il termine ses études). C'est un milieu difficile, avec des agents qui courent partout, qui ont beaucoup d'argent, qui font miroiter aux jeunes des avenirs merveilleux. Coucke est un type réaliste, il est un aussi bon président qu'on peut avoir, avec le côté sympathique, familial d'Anderlecht et un respect de la société. Le changement s'est fait parce que les anciens propriétaires ont souhaité vendre. Ils se sont rendu compte qu'ils ne parviendraient pas à mener les transformations qu'il fallait faire.

Donc, vous resterez un grand supporter d'Anderlecht?

Absolument. Mais un supporter pour l'instant très frustré... (rires).

L’Echo interviewera Étienne Davignon à la librairie Filigranes, ce lundi 17 à 18h. L’interview sera suivie d’une séance de dédicaces.

"Étienne Davignon – Souvenirs de trois vies" (recueillis par Maroun Labaki) Éditions Racine 226 pages, 24,95 euros

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