Fuite de l'épreuve de français du CESS, la ministre Schyns dépose plainte

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L'épreuve de français du CESS destinée aux élèves de 6e secondaire en Fédération Wallonie-Bruxelles a été diffusé via des messageries électroniques. La ministre de l'Education Marie-Martine Schyns (cdH) va porter plainte pour un fait qui peut être pénalement répréhensible.

En pleine session d'examen, un questionnaire de l'épreuve de français pour les élèves de 6e secondaire artistique et technique de qualification et de 7e année professionnelle a fuité. Ce sont les services du ministère de l'Education qui ont découvert le pot aux roses dimanche soir. Le document a été échangé via plusieurs messageries électroniques. 

Selon la ministre de tutelle, il s'agit de "faits d'une extrême gravité". "L'Administration générale de l'enseignement procède en ce moment à une analyse visant à déterminer l'ampleur de cette diffusion et si elle a pu avoir un impact en termes d'égalité de traitement entre élèves", indique encore Marie-Martine Schyns (cdH), tout en précisant qu'"en fonction du résultat de cette analyse, l'épreuve sera soit maintenue, soit annulée."

Une plainte au pénal 

D'après le cabinet Schyns, cette diffusion serait toutefois intervenue "assez tardivement et de manière relativement circonscrite". "De plus, il convient de préciser qu'il s'agit d'une épreuve de production de contenu et non de restitution, ce qui limite l'impact de la diffusion", estime encore la ministre. Celle-ci a néanmoins annoncé son intention de porter plainte pour cette fuite, un fait pénalement répréhensibles tant dans le chef du ou des auteurs de la diffusion prématurée que dans le chef des personnes qui auraient ensuite participé à la diffusion.

En juin 2015, une bonne partie des épreuves certificatives externes avaient été annulées en raison de fuites massives des questionnaires sur les réseaux sociaux. Pour améliorer la confidentialité de celles-ci, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles avait sensiblement renforcé les conditions de sécurité pour l'organisation des épreuves, notamment pour l'élaboration, l'impression et la diffusion des questionnaires dans toutes les écoles de la Fédération. Tous les intervenants de cette longue chaîne sont ainsi soumis au secret professionnel, avec de possibles sanctions pénales à la clé en cas de non-respect.  

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