Geens suspend l'octroi de congés pénitentiaires prolongés

Koen Geens, ministre de la Justice ©Photo News

Le ministre de la Justice Koen Geens suspend l'octroi de congés pénitentiaires prolongés jusqu'à la fin de l'évaluation de cette mesure. Celle-ci fait aujourd'hui polémique suite à l'attaque terroriste de Liège commise par un homme qui en bénéficiait. L'objectif de la mesure était de réduire la surpopulation carcérale.

Le ministre de la Justice Koen Geens a suspendu ce jeudi l'octroi de congés pénitentiaires prolongés jusqu'à la fin de l'évaluation de cette mesure. Celle-ci avait été introduite l'an dernier pour réduire la surpopulation carcérale tout en visant la réinsertion des détenus. Mais suite à la polémique due au fait que le terroriste de Liège, Benjamin Herman, était justement en congé pénitentiaire - pas en congé pénitentiaire prolongé, mais en congé de deux jours -, Koen Geens a décidé de mettre en stop jusqu'à ce que la mesure soit pleinement évaluée.

"Bien que les premiers résultats du système sont positifs, le ministre avait déjà indiqué à la Chambre qu'il était ouvert à une révision de l'instruction."
Cabinet Geens

Koen Geens a aussi révoqué certains octrois de congés et permissions de sortie. Le congé pénitentiaire prolongé permet à certains détenus qui avaient été autorisés à prendre maximum trois fois 36 heures de congés, soit quatre jours et demi dehors, de rentrer chez eux une semaine sur deux.

Quatre catégories de détenus en sont exclus, à savoir ceux relevant d'un dossier d'extrémisme, de mœurs, les condamnés dont le montant total des peines excède dix ans d'emprisonnement et les condamnés qui subissent une peine de réclusion criminelle.

Les détenus qui en ont reçu le bénéfice avant ce 7 juin restent toutefois dans ce régime. "Bien que les premiers résultats du système, instauré en vue d'une recherche d'emploi et d'une réintégration dans la famille, sont positifs, le ministre avait déjà indiqué à la Chambre qu'il était ouvert à une révision de l'instruction", commente le cabinet Geens dans un communiqué.

Selon des chiffres arrêtés à début mai dernier, quelque 700 détenus avaient bénéficié d'un congé pénitentiaire prolongé. Pour septante d'entre eux, il avait fallu revenir sur ce congé en raison de nouveaux faits. L'Open Vld avait dès lors remis en question la mesure, la jugeant trop risquée.

Outre la suspension du congé pénitentiaire prolongé, le ministre CD&V a également demandé ce jeudi de mettre au point l'évaluation du risque des détenus présentant un profil de radicalisme ou d'extrémisme. Dans cette optique, il a révoqué l'octroi d'un certain nombre de permissions de sortie et de congés pénitentiaires non prolongés.

Lire également

Publicité
Publicité

Echo Connect