Immo: un nouveau cycle positif arrive

©Anthony Dehez

Selon le réseau Trevi, le marché immobilier résidentiel semble continuer sa route sur base d’une vitesse calquée sur le rythme de l’inflation.

"Au sein de notre indice (112,9 le 30/9), nous voyons les confirmations des tendances déjà enregistrées précédemment avec, sur le plan géographique, une hausse de prix plus sensible sur le Hainaut et la province du Limbourg, contrairement à la région Bruxelloise qui a connu un très léger recul. Toutefois, les écarts enregistrés ne nous semblent pas suffisamment significatifs pour en tirer des conséquences intéressantes pour l’avenir", nuance Trevi.

"Nous avons connu une période de grande stabilité entre 2007 et 2017. L’indice Trevi de 2008 s’inscrivait quasi à 3% près à celui d’aujourd’hui."
Eric Verlinden

Les analystes du marché immobilier observent que les cycles ont, sur les 40 dernières années, une durée d’environ dix ans. Sans vouloir jouer les historiens de l’immobilier, les experts de Trevi ont ainsi observé que la période de 1977 à 1987 avait été frappée d’une baisse massive des prix.

  • La période 1987-1997 a été marquée par des écarts de marché étonnants et violents tant à la hausse qu’à la baisse.
  • La période de 1997 à 2007 a vu les niveaux de prix grimper à un rythme important et régulier largement supérieur à l’inflation.
  • "Enfin, nous avons connu une période de grande stabilité entre 2007 et 2017. L’indice Trevi de 2008 s’inscrivait quasi à 3% près à celui d’aujourd’hui", boucle Eric Verlinden.

Au suivant

Selon l’indice Trevi de 2008, il paraît donc plus que raisonnable, à l’aube de 2018, de se poser des questions sur les dix prochaines années.

"Parallèlement aux conditions économiques, doivent être prises en considération les conditions financières."
Eric Verlinden

"Nous pensons que les prévisions sont plutôt positives, sans tomber dans une euphorie aveugle. Toutes les données que nous compulsons nous démontrent un mieux dans la plupart des régions à forte capacité de consommation, production et investissement. Parallèlement aux conditions économiques doivent être prises en considération les conditions financières. Ici également les voyants sont plutôt au vert et les règles bancaires mises en place suite à la crise de 2007 viennent renforcer cette bonne perspective", résume-t-il.

Dernier élément, le niveau de prix du marché. La demande locative en hausse est, selon Trevi, un des éléments de la baisse du pourcentage de propriétaires occupants, surtout à Bruxelles.

"Nous constatons clairement que les jeunes générations sont moins tournées - en tout cas jusqu’à 30-35 ans - vers l’acquisition immobilière à tout prix."
Eric Verlinden

Pour Eric Verlinden, deux éléments se conjuguent: la difficulté d’accès à la propriété, avec la montée progressive des prix, et la demande d’apport de fonds propres, qui empêche un nombre croissant de clients d’acquérir ou, en tout cas, les oblige à postposer leurs acquisitions. Mais surtout, la société change.

"Nous constatons clairement que les jeunes générations sont moins tournées - en tout cas jusqu’à 30-35 ans - vers l’acquisition immobilière à tout prix. Le phénomène de colocation prend d’ailleurs une place grandissante dans la demande enregistrée", constate-t-il.

Le nouveau cycle positif arrive

Le patron de Trevi n’hésite pas à prédire que la demande locative dans les grands centres urbains va croître et pense qu’après une période de 6-7 ans d’une stabilité totale des valeurs, le niveau des prix pratiqués devrait augmenter en 2018 pour atteindre le double du taux d’inflation et arriver à une moyenne sur les deux prochaines années de 4% à l’année.

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