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Le rêve de Maxime et des siens

Maxime Prévot, président du cdH ©BELGA

Le cdH de Maxime Prévot a organisé sa première "Dream Party" mardi soir en région bruxelloise. L'Echo y était.

Le temps du cdH est compté. Dans une bonne année, l'identité du parti aux oranges aura valsé aux oubliettes et se devra d'enrayer la dégringolade électorale centriste. Avec un nouveau nom. Une telle affaire ne se plie pas facilement. Demandez à ceux qui sont passés par là.

À Elio Di Rupo et son PS rénové au tournant des années 2000 par exemple. Ou encore à Joëlle Milquet qui restera dans l'histoire - entre autres - pour avoir décapé le vernis chrétien du PSC devenu cdH. Ce cdH s'appelle toujours le cdH, il est désormais dirigé par Maxime Prévot qui entame une refondation qui a tout d'une opération survie.

"Les Rêves Parties permettent à tout le monde de s’exprimer sans rester dans du doux rêve pour réfléchir à ce que chaque proposition implique."
Stephen Boucher
Dreamocracy

Il a fait appel à un consultant, Dreamocracy, qui était à la manoeuvre mardi soir au Chalet du Laerbeek à Jette, région bruxelloise, pour une première "Dream Party". L'Echo y était. Pour voir. Une centaine de participants avaient fait le déplacement pour rêver afin que demain, il fasse beau (c'est le slogan de la refondation du cdH).

Comment ça marche? L'assemblée est divisée en groupes thématiques (solidarité, mobilité, etc.). Dans chacun, "un premier cercle s’autorise à rêver et un second cercle qui écoute et décode, explique Stephen Boucher, responsable de Dreamocracy et expert en intelligence collective. Puis on intervertit les rôles, cela permet à tout le monde de s’exprimer sans rester dans du doux rêve pour réfléchir à ce que chaque proposition implique".

Il y en aura d'autres de ces "dream parties" à côté de consultations sur internet et de missions porte-à-porte aussi. Mais attention, pas tout à fait comme on l'entend en politique, assure Stephen Boucher. "On multiplie les canaux d’écoute mais nous ne sommes pas en campagne électorale, donc on est pas dans du marketing politique". Objectif: "donner envie mais de manière ouverte, sans agenda figé."

35% de l'assistance était composés de non-cdH, se félicitait-on mardi à Jette.

Ce "foisonnement d'idées" fera l'objet de synthèse rédigée par les cadres du parti, converti en "scribe". Au bout du compte, une ébauche de programme, "quelque chose qui donne envie de se présenter et de s’engager".

35% de l'assistance était composés de non-cdH, se félicitait-on mardi à Jette dans un gentil brouhaha de conversations souvent passionnées. L'entrée d'un long chemin. Gare au risque de réinventer l'eau chaude.    

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