Maingain assume d'avoir dépassé le plafond des 150%

©laurie dieffembacq

Tandis qu’Olivier Maingain distribue les leçons de bonne gouvernance tant à droite qu’à gauche et au centre, et qu’il entend nettoyer les écuries d’Augias, certains de ses collègues ne se font pas prier pour rappeler qu’il fut un temps, pas si lointain, où Olivier Maingain explosait lui-même le plafond de rémunération de 150% des indemnités parlementaires – un plafond instauré en 1999.

La chasse est ouverte et les livres de comptes sont grands ouverts. Entre juillet 2007 et juillet 2012 – date du divorce entre le FDF et le MR – Olivier Maingain a présidé le collège des questeurs du Parlement fédéral. Cette fonction, essentiellement organisationnelle, lui a permis de toucher quelque 5.300 euros brut/mois, soit plus de 63.000 euros/an.

Cette fonction à la présidence de la questure était assimilée à une fonction spéciale permettant une exemption de la règle de plafonnement des 150%. Maingain a donc pu les cumuler avec ses traitements de député fédéral (120.000 euros/an) et de bourgmestre (environ 7.000 brut/mois pour une commune de 50.000 habitants).

"Il n’y a absolument rien d’illégal là-dedans, ces fonctions spéciales étaient hors plafond des 150%, aujourd’hui, nous sommes tout à fait favorables à un changement législatif à cet égard."
Olivier Maingain
Président de DéFI

Bref, de jolies rentrées qui ont pris fin quand les deux formations politiques se sont séparées. À noter que Maingain était également président de parti mais, dit-il, il exerce cette fonction à titre gratuit.

"Tout ceci prouve par A +B que je n’ai, à l’époque en 2012, pas posé ce choix de la séparation avec le MR en fonction de mes rentrées financières personnelles", explique Olivier Maingain. "Il n’y a absolument rien d’illégal là-dedans, ces fonctions spéciales étaient hors plafond des 150%, aujourd’hui, nous sommes tout à fait favorables à un changement législatif à cet égard. J’ajoute qu’il y a encore de nombreux députés ou échevins-bourgmestres qui cumulent aujourd’hui encore leurs mandats avec des fonctions spéciales, cela va de Charles Picqué à Françoise Schepmans en passant par Françoise Bertieaux", termine le président de DéFI.

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