Michel s'oppose à Trump à l'ONU

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Ce vendredi, c'était au tour du Premier ministre de s'exprimer devant l'Assemblée générale des Nations-unies réunie à New York. Charles Michel s'est clairement affirmé en désaccord avec Donald Trump, plaçant le multilatéralisme au centre de son discours.

Charles Michel était à la tribune de l'Assemblée générale des Nations Unies ce vendredi à New York. Le Premier ministre a axé son discours sur l'importance du multilatéralisme pour faire face aux nombreux défis internationaux actuels. Une intervention qui a tranché avec un certain Donald Trump, qui avait insisté lors de son discours tenu en début de semaine sur l'importance du souverainisme.

"Les drames dans les Caraïbes et au Mexique résonnent comme un coup de semonce. Le rappel de l'extrême urgence à agir, tous ensemble, contre le réchauffement climatique."
Charles Michel

La thématique environnementale a été abordée d'entrée par Charles Michel. Il a appuyé son propos sur les catastrophes naturelles qui se sont abattues ces dernières semaines sur les Caraïbes et le Mexique. "Ces drames résonnent comme un coup de semonce. Le rappel de l'extrême urgence à agir, tous ensemble, contre le réchauffement climatique", a-t-il affirmé, avant d'insister sur le devoir de léguer aux générations futures "une planète vivable et respirable, forte de sa diversité biologique". Charles Michel a également insisté sur l'importance de la coopération internationale et du dialogue pour "un monde plus sûr".

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♦ Sur l'Iran,

"L'accord conclu après plusieurs années de négociation avec l'Iran sur la question nucléaire doit être préservé et mis en œuvre", a pointé le Premier ministre. "Balayer un tel accord d'un revers de la main, sans proposer aucune alternative, ne nous parait ni sage, ni souhaitable", a-t-il lancé, alors que Trump menace de sortir de cet accord.

♦ Sur la Corée du Nord,

En ce qui concerne Pyongyang, Charles Michel a estimé qu'il ne suffisait pas de dénoncer un "régime autocratique et provocateur" et a appelé à une mobilisation internationale "pour tisser les fils du dialogue, en impliquant le sens des responsabilités d'acteurs tels que la Chine ou la Russie".

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♦ Sur la République démocratique du Congo,

Charles Michel a appelé à un renforcement de la "concertation internationale et régionale". "À l'heure où le débat sur le coût des opérations de maintien de la paix est entamé, nous ne pouvons pas abandonner la République démocratique du Congo. Nous devons au contraire l'accompagner pour qu'elle puisse s'ancrer dans un processus démocratique irréversible au moyen notamment de l'organisation d'élections honnêtes, transparentes et inclusives", a-t-il notamment pointé.

→ Michel a rappelé à la fin de son intervention que la Belgique était "une terre de compromis" et que c'était dans cet esprit qu'elle était candidate pour un siège non-permanent au Conseil de Sécurité en 2019-2020.

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