Dix nouveaux quartiers pour fournir du logement en Wallonie

©Photo News

Un jury a sélectionné dix projets de nouveaux quartiers wallons destinés à répondre au besoin de logement accru à l’horizon 2040. Les dix communes retenues seront rassemblées dans un nouveau cluster censé les encadrer.

Ce mardi avait lieu à l’espace Senghor à Gembloux la présentation officielle des dix projets de "Quartiers nouveaux" retenus par un jury pluridisciplinaire. Objectif: répondre au besoin accru de logements urbains à l’horizon 2040 (300.000 nouveaux ménages).

Pouvoir prétendre devenir un "quartier réellement innovant voire exemplaire" tel que l’entend le gouvernement wallon et répondre à l’appel à manifestation d’intérêt lancé par Carlo Di Antonio (cdH), le ministre de l’Aménagement du territoire n’était pas une formalité. Il fallait impérativement faire partie des 398 sites wallons répertoriés par la Conférence permanente de développement territorial (CPDT) ou disposer sur d’un foncier communal d’une superficie minimale de 15 ha localisé en zone urbanisable, en ZACC (Zone d’aménagement communal concerté) ou en SAR (Site à réaménager). Mais il fallait également y disposer de la maîtrise foncière (publique ou privée) et s’engager à lancer la première phase du projet sur 2 hectares au moins endéans les 3 prochaines années.

Une exception

Voilà pour le cadre théorique. Apparemment, les conditions d’accès ne s’arrêtaient pas à ce cahier des charges explicite, au grand dam de certains bourgmestres évincés. Selon ceux-ci, il fallait également arborer la couleur d’un des partis de la coalition gouvernementale. Et à y regarder de près (voir carte), il semble bien que mieux valait être une commune estampillée cdH ou PS pour être parmi les premiers reçus. A une exception: Jean-Luc Roland, bourgmestre Ecolo d’Ottignies-Louvain-la-Neuve.

Mais à y regarder de plus près encore, la labellisation "Quartiers nouveaux" que ce dernier sollicitait sur le quartier de la gare d’Ottignies, sujet à densification intensive, n’a pas été retenue. C’est le dossier introduit par l’UCL sur ses terres privées de Louvain-la-Neuve qui lui a damé le pion. Pas d’exception donc, pas même du côté de la ville hôtesse de ce lancement officiel: Gembloux est pilotée par Benoît Dispa (cdH).

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés