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"Il n'y aura pas 36.000 offres comme celle d'IPM" sur les Editions de l'Avenir (Jeholet)

Pour Pierre-Yves Jeholet (MR), le ministre wallon de l'Economie, le débat sur l'Avenir "constitue un enjeu démocratique". ©BELGA

Le ministre wallon de l'Economie appelle Nethys à ne pas fermer complètement la porte à un rapprochement des titres des Editions de l'Avenir par IPM, l'éditeur de 'La Libre Belgique' et de 'La Dernière Heure'. Pour Pierre-Yves Jeholet, ce sera aussi l'occasion pour Nethys, le bras opérationnel de Publifin, "de définir un nouveau modèle et de voir ce qui reste dans le giron public".

La semaine dernière, Nethys avait sèchement réagi aux déclarations de François le Hodey, l'administrateur délégué d'IPM (la Libre Belgique, La Dernière Heure), disant son groupe "prêt à racheter L'Avenir sans licenciement collectif". "L'Avenir n'est pas à vendre", avait rétorqué Nethys qui a l'intention d'y supprimer une soixantaine d' équivalents temps plein dans le cadre d'une profonde réorganisation.

Ce mardi, le dossier était débattu en commission du Parlement wallon où le ministre régional de l'Economie, Pierre-Yves Jeholet (MR), était auditionné. Ce dernier a clairement appelé Nethys "à prendre en considération cette offre très concrète et qui a du sens", soulignant qu'"il n'y aura pas 36.000 offres comme celle d'IPM" pour les Editions de l'Avenir. 

"Un enjeu démocratique"

"Je ne comprends pas la réaction de Nethys car je ne suis pas convaincu qu'il y aura une multitude de solutions, à part celle proposée par IPM".
Pierre-Yves Jeholet (MR)
Ministre wallon de l'Economie

"Quand Nethys a racheté les Editions de l'Avenir en 2013, nous estimions que ce n'était pas un choix opportun mais on nous a assurés que cette opération allait créer des synergies. Aujourd'hui, nous devons constater que ce n'est pas le cas et je doute que ces synergies puissent voir le jour dans les années à venir", a rappelé le ministre Jeholet. "Il est temps que les instances de Nethys soient plus claires vis-à-vis de leurs différentes activités afin de définir un nouveau modèle et de voir ce qui reste dans le giron public", a ajouté Pierre-Yves Jeholet selon qui le débat sur l'Avenir, et plus généralement sur le pluralisme de la presse au sud du pays, "constitue un enjeu démocratique".

Face à cette évidence, "je ne comprends pas la réaction de Nethys car je ne suis pas convaincu qu'il y aura une multitude de solutions, à part celle proposée par IPM", a encore indiqué le ministre de l'Economie.

Un rapprochement avec Rossel, souvent évoqué, mettrait en effet en danger la concurrence et le pluralisme du secteur. Quant à un portage de la Région en attendant de trouver un repreneur pour pérenniser l'activité, "il faudrait d'abord que Nethys soit vendeur et que les outils économiques wallons disposent d'une analyse précise des chiffres, ce qui n'est actuellement pas le cas", a conclu le ministre.

Le dossier reviendra sur la table du parlement wallon ce jeudi, avec un débat prévu en commission conjointe de l'Economie et des Médias (pour le parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles) sur le secteur de la presse et notamment les Editions de l'Avenir. Doivent y être entendus, notamment, François le Hodey, CEO d'IPM, Bernard Marchant, CEO de Rossel, Jos Donvil, administrateur délégué des Editions de l'Avenir ainsi que plusieurs représentants des travailleurs du quotidien.  

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