L'administration wallonne offre Skype à ses fonctionnaires

Derrière le choix de Skype et Windows, il y a la volonté de favoriser les échanges et la collaboration des services dans la fonction publique. ©REUTERS

Le Service public de Wallonie entend encourager le travail collaboratif dans l’administration. Une stratégie qui passe par une modernisation de l’outil informatique.

L’histoire peut sembler anodine pour les béotiens en informatique mais c’est un redéploiement informatique hors norme qui s’apprête à toucher pas moins de 7.500 fonctionnaires de l’administration de la Région wallonne. Une révolution digitale à tous les étages et un saut dans la modernité collaborative du travail autour de logiciels comme Skype.

Tout part d’un simple marché public nécessaire pour renouveler la flotte des logiciels qui font tourner les milliers d’ordinateurs de l’administration wallonne. Alors que se posait la question de remplacer les systèmes d’exploitation et les outils bureautiques (Windows 7, Office et Exchange 2007) obsolètes par une version plus récente, le Service public de Wallonie (SPW) a finalement opté pour le grand saut vers Microsoft 365. Derrière ce choix commercial se cache en fait une volonté stratégique d’encourager les fonctionnaires au travail collaboratif, encore trop réservé aujourd’hui au secteur privé et à quelques geeks de l’administration.

7.500
ordinateurs
Les 7.500 PC fixes vont être remplacés par des portables

Outre la généralisation d’outils comme Skype pour les réunions à distance, Onedrive pour le partage de fichiers ou d’autres logiciels pour l’écriture collaborative, le cloud fait sa grande entrée dans l’administration. De quoi mettre un frein à l’explosion des données stockées sur les infrastructures du SPW avec la dématérialisation et la mauvaise politique des données. "Des copies d’archives de boîtes mails énormes se retrouvent stockées en plusieurs exemplaires sur les infrastructures", relate le cabinet de la ministre de la Fonction publique Alda Greoli (cdH).

7.500 portables

L’aspect financier de location des licences informatiques semble lui maîtrisé. La souscription budgétée est évaluée à 2 millions par an, après réductions. Le SPW a ainsi profité d’un "achat groupé" avec les administrations fédérales pour bénéficier d’un tarif préférentiel, de quoi économiser 1,4 million sur 3 ans et 10.000 utilisateurs.

2 millions €
La location annuelle des logiciels pour les 7.500 postes de l’administration wallonne représente un budget de 2 millions.

Mais ce basculement va amener avec lui d’autres modernisations en cascade comme le doublement de la couverture wi-fi des bâtiments administratifs (170.000 euros), un update du réseau internet pour quintupler la bande passante internet (160.000 euros) ainsi que le remplacement au terme d’un délai de 4 à 5 ans des 7.500 PC fixes par des PC portables. Toute cette transhumance informatique n’est évidemment pas sans risque de bug. Le SPW s’est donc offert le support technique des équipes de Microsoft pour 1,4 million d’euros la première année.

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