"Le groupe Verbist n'est pas Blanche Neige"

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Verbist accuse le ministre Ducarme d'avoir monté une cabale contre l'abattoir Veviba. Celui-ci s'en défend: 70% des palettes contrôlées étaient bel et bien "non conformes".

Le groupe Verbist se montre très virulent à l'égard de Denis Ducarme, ministre de l'Agriculture et en charge de la Sécurité alimentaire. Il l'accuse d'avoir lancé "un tumulte hystérique sans précédent" à son encontre. Dans un communiqué de six pages, le groupe, gestionnaire notamment de l'abattoir de Bastogne Veviba, taille un costume au ministre. Ce dernier se défend.

"Le scandale Veviba n'est pas un mirage et Verbist n'est pas Blanche Neige. Lors des perquisitions menées le 28 février dernier chez Veviba, près de 70% des palettes étaient non conformes, soit 138 palettes sur 200. On y a découvert des dates de congélation postérieures à la date de la perquisition ainsi que des produits sans étiquetage et donc sans traçabilité. Des déchets de catégorie 3 (à savoir des morceaux de viande impropres à la consommation humaine) ont également été retrouvés dans des bacs de viande destinée à la consommation humaine. Voilà les faits."

Verbist affirmait également "que le ministre Ducarme avait publiquement cassé l’image de Veviba". Il ajoutait que jamais Veviba n'avait été entendu, confronté ou appelé à fournir des explications ou des éclaircissements. 

Le ministre souligne, lui:  "Le groupe Verbist n'est pas absent du dossier et sa responsabilité est vraisemblablement engagée."  Il rappelle que l'État belge s'est porté partie civile dans le dossier. "Notre avocat agira de manière très ferme."

Enfin, Verbist affirmait que Veviba n'aurait jamais dû perdre ses agréments et que l'entreprise n'avait jamais vendu aux consommateurs de la viande qui n'était pas destinée à la consommation humaine, ni manipulé des données ou recongelé des marchandises expirées. "La façon dont on a agi à l'encontre de Veviba et la façon dont le ministre de tutelle de l'Afsca, le ministre Ducarme, a lancé un tumulte hystérique contre Veviba, le groupe Verbist, ses autres filiales et leur personnel, est sans précédent", avait-il ajouté avant de dénoncer un "abus de pouvoir". 

Verbist indique que désormais il ne cherche plus de repreneur pour reprendre ses sociétés wallonnes. Des négociations avaient pourtant été lancées avec des candidats, soutenues par la Sogepa; de quoi pérenniser notamment l'emploi. Selon nos informations, le groupe aurait en fait décidé de renoncer à trouver un repreneur.

L'abattoir Veviba de Bastogne, filiale de Verbist, avait été épinglé au début de l’année pour des étiquettes falsifiées et des exportations de viande frauduleuses.


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