Le porc wallon paie au prix fort la crise de la peste porcine

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Denis Ducarme, qui rencontrera des représentants du secteur de la viande porcine mercredi, se veut rassurant après l'inquiétude qu'a suscitée sa décision d'abattre les 4.000 porcs domestiques élevés dans la zone où neuf cadavres de sangliers contaminés par la peste porcine africaine (PPA) ont été découverts.

Avec la décision de Denis Ducarme, ministre fédéral de l’Agriculture, d’abattre préventivement les porcs élevés dans la zone de confinement du Sud-Luxembourg, c’est toute la filière porcine belge qui doit être protégée. Mais ce sont les éleveurs de cette région qui paient le prix fort.

Quelque 4.000 cochons devront ainsi être euthanasiés dans la petite soixantaine d’élevages que compte la zone contaminée par la peste porcine africaine, alors même qu’aucun porc domestique n’a été touché par la maladie. A l’heure actuelle, on ne compte que 9 cadavres de sangliers officiellement porteurs du virus. Mais cette mesure préventive, applaudie par la Commission européenne, doit protéger la réputation de l’ensemble de la filière porcine belge.

"Si ce secteur perdait le statut 'exempt de PPA', il devrait faire face à des conséquences sociales et économiques extrêmement difficiles pour un des piliers de notre agriculture."
Denis Ducarme

Le secteur emploie plus de 15.000 personnes, surtout en Flandre, et une douzaine de pays ont fermé leurs frontières au porc belge. "Si ce secteur perdait le statut 'exempt de PPA', il devrait faire face à des conséquences sociales et économiques extrêmement difficiles pour un des piliers de notre agriculture", analyse Ducarme qui rencontrera les éleveurs mercredi pour analyser les possibilités d’indemnisation.

La Commission européenne financera la moitié de la mesure assure Ducarme. Dimanche, le ministre wallon de l’Agriculture a également rencontré le secteur pour les rassurer. Plus tôt dans la journée, Collin avait demandé à la filière Bois d’organiser une task force pour répondre à leurs questions. La fermeture des forêts dans la zone empêche la coupe des bois attaqués par ailleurs par le scolyhe.

Une première évaluation de la propagation de la maladie aura lieu mardi tandis que l’accent est toujours mis sur la recherche de cadavres de sangliers jusqu’au 14 octobre.

Et des dérogations d’accès à la forêt exigeraient un aval européen. Des indemnisations via le fonds de calamités agricoles sont à l’étude. Collin a répondu favorablement à la proposition des chasseurs d’en former certains à la biosécurité pour que les détenteurs de droits de chasse puissent assister les agents forestiers dans la recherche de nouveaux cadavres.

Des formations seront organisées par le DNF. Pas question pour l’instant de restreindre la zone de restriction qui s’étend actuellement sur 63.000 ha. Une première évaluation de la propagation de la maladie aura lieu mardi tandis que l’accent est toujours mis sur la recherche de cadavres de sangliers jusqu’au 14 octobre.

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