Les investisseurs ont jeté leur dévolu sur la Wallonie

Alors que la Flandre et Bruxelles dégringolent, la Wallonie obtient son meilleur score au baromètre Ernst & Young de l’attractivité.

Bruxelles (L'Echo) - Les investisseurs étrangers ne boudent pas la Belgique, quoi qu’on en pense. En 2009, notre pays est passé de la 8e à la 6e place sur la liste des pays européens les plus attractifs pour les investissements étrangers, coiffé de justesse par la Russie mais devançant les Pays-Bas. Le Royaume-Uni reste toujours number one, indique la sixième édition du Baromètre de l’attractivité publié aujourd’hui par Ernst & Young.

Par rapport à 2008, le nombre d’investissements étrangers en Belgique a progressé de 142 à 146. Et sur ces 146 investissements, 100 sont des projets dit "greenfield", c’est-à-dire nouveaux. "L’augmentation de notre pouvoir d’attraction en 2009 tient sans doute au calme administratif et politique relatif que le pays a connu durant cette période, après deux années d’instabilité politique en 2007-2008" explique Christophe Ballegeer, directeur de la communication chez Ernst & Young. Le groupe d’investisseurs étrangers en Belgique est dominé par les États-Unis, avec 33 projets sur 146. Nos voisins directs demeurent, eux aussi, responsables d’une grande part des investissements étrangers directs.

La Flandre au plus mal

Passées ces considérations, ce qui surprend le plus, c’est l’image de la Flandre et de Bruxelles, qui s’écorne au fil des années (et des classements!) auprès des investisseurs. Si la Flandre reste malgré tout la première région du pays, avec 64 investissements étrangers recensés dans cette étude en 2009, son attractivité ne cesse de se dégrader, à l’instar de Bruxelles.

La Wallonie, en revanche, tire son épingle du jeu, avec 57 projets d’investissements l’année passée, et 3.357 emplois à la clé, d’après Ernst & Young. Le cabinet d’audit rejoint ainsi les conclusions d’une étude similaire publiée la semaine dernière par d’IBM Global Business Services. Pour les deux études, l’attractivité de la Wallonie s’explique par l’abondance de terrains industriels et par des aides à l’investissement intéressantes, même si les la fiscalité et les coûts salariaux élevés freinent toujours l’élan. Ernst & Young pointe également la spécificité des entreprises et de la main-d’œuvre wallonne.

Le top 3 des secteurs les plus prisés classe, dans l’ordre, les ventes & le marketing, l’industrie, suivis de la logistique. Ce n’est donc pas un hasard si les entreprises délaissent Bruxelles en tant que siège potentiel. Elles s’exilent en Brabant wallon et surtout à Nivelles qui, sur les 12 projets étrangers dans la province, en accueille à elle seule neuf, dans la vente et le marketing. Dynamique, Liège obtient également un très bon score. La Citée ardente passe de 14 à 21 projets, pour l’essentiel investis dans l’industrie et la logistique. Namur et le Hainaut progressent aussi, tandis que Luxembourg conserve ses deux projets. "Pour résumer, on pourrait dire que la situation de la Flandre et de Bruxelles est pire que jamais. Le plan Marshall wallon, en revanche, semble porter ses fruits" conclut le rapport.

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