Lifting pour le permis de conduire en Wallonie

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La réforme du permis de conduire entend responsabiliser davantage les jeunes face aux dangers de la route et intègre l’utilisation des nouvelles technologies.

Intégré dans les compétences transférées aux Régions à la suite de la sixième réforme de l’Etat, le permis de conduire n’a pas encore subi le lifting pourtant annoncé en début de législature par la majorité PS-cdH en Wallonie. Un retard que Maxime Prévot (cdH), ministre en charge de la Sécurité routière, justifie pour des raisons de priorisation. "Il n’y a pas péril en la demeure si la réforme du permis de conduire arrive plus en fin de législature qu’en début de législature. Il faut, à un moment donné, prioriser la mobilisation des ressources humaines sur les dossiers qui sont plus fondamentaux et stratégiques", a-t-il expliqué au moment de présenter aux députés, la semaine dernière, les grandes lignes de son action politique pour cette année parlementaire.

Mais les choses avancent. Même si le dossier semble suspendu aux résultats des négociations entre partenaires de la majorité autour de la réforme des allocations familiales, la question de la modernisation du permis de conduire est annoncée sur la table du gouvernement prochainement, pour une entrée en vigueur début 2018.

"Il faudra intégrer l’utilisation des nouvelles technologies."
Maxime Prévot
Ministre en charge de la sécurité routière

En finir avec les Fangio de la route

À quoi faut-il s’attendre? Certainement pas à une révolution. Le principal objectif de la réforme du permis de conduire sera, sans surprise, axé sur l’amélioration de la sécurité auprès des jeunes. "On a une difficulté aujourd’hui parmi les conducteurs victimes de décès, singulièrement au niveau de la cible des jeunes conducteurs. En Wallonie, comme en Belgique d’ailleurs, l’insécurité routière est la cause de mortalité de plus de 25% des hommes de 10 à 29 ans et de plus de 25% des jeunes filles de 15 à 19 ans", constate Maxime Prévot. L’enjeu est donc bien là! Pour le ministre, il faut avant tout accroître l’expérience à la conduite chez les jeunes.

Ecoconduite

Au niveau de l’examen théorique, il est question de réinstaurer la faute grave. Ce principe est simple: toute erreur à une question relative aux infractions du troisième et quatrième degré entraîne l’échec automatique à l’examen théorique. "Ce n’est plus le cas actuellement."

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La matière va également s’ouvrir davantage à d’autres compétences comme la perception du risque, les facteurs d’accroissement des risques ou encore l’auto-évaluation. Quant au volet pratique, la formation mettre l’accent sur la perception des risques, sur l’auto-évaluation,…

Les apprentis seront également formés et sensibilisés à l’écoconduite. "Il faudra aussi, dans le cadre de la formation et des examens, intégrer l’utilisation des nouvelles technologies. Il s’agit, entre autres, de l’utilisation du GPS, de l’assistance pour se garer, de l’utilisation de caméras de recul", insiste Maxime Prévot.

La filière libre recadrée

Il a aussi expliqué qu’il n’entendait pas supprimer la filière "libre". Mais elle sera mieux cadrée "de manière à ce que le guide et l’apprenti conducteur reçoivent une formation d’introduction, un document de formation". Il sera aussi imposé aux élèves de tenir un journal de bord reprenant le nombre de kilomètres parcourus et la progression de la formation.

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