Magnette en pole position pour reprendre la présidence du PS, suspense côté libéral

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Si l’heure de Magnette semble avoir enfin sonné au PS, côté libéral, le jeu est encore très ouvert. Sophie Wilmès, Denis Ducarme et Georges-Louis Bouchez sont les candidats les mieux placés.

Maintenant que les deux nouveaux gouvernements francophones sont constitués, les choses vont pouvoir se clarifier pour les présidences du PS et du MR.

Au PS, on sait désormais qu’Elio Di Rupo ne va pas se représenter. Ce qui laisse une voie royale pour Paul Magnette, son dauphin désigné depuis belle lurette. Le timing de la procédure (dépôt des candidatures, puis élection) n’est toutefois pas encore fixé. C’est donc une période transitoire qui s’ouvre pour le PS en attendant qu’Elio Di Rupo s’en aille.

Georges-Louis Bouchez. ©BELGA

Au MR, le jeu est beaucoup plus ouvert. Willy Borsus ayant fait le choix d’intégrer le gouvernement wallon, trois candidats émergent à ce stade pour succéder à Charles Michel: Sophie Wilmès, Denis Ducarme et Georges-Louis Bouchez. Mais ils ne sont pas les seuls.

Sophie Wilmès est "très attachée aux matières fédérales", nous souffle-t-on dans les rangs libéraux, en guise d’indication sur ses ambitions. Pour autant, d’autres, comme Charles Michel, ont cumulé les fonctions, à savoir une présence ministérielle couplée à une casquette de président, remarque-t-on. "O tempora, o mores", réplique notre interlocuteur. Pourtant, l’intéressée est décrite comme "très soucieuse de l’avenir du parti". La ministre du Budget veut participer à la relance de l’appareil MR. Mais ne parlez pas de refonte. "Ça, c’est pour les partis qui coulent, comme le bateau cdH." Ici, l’idée serait de restaurer une dynamique.

Sophie Wilmès. ©Photo News

"Le Georges-Louis Bouchez d’hier ne pourrait pas devenir président de parti, peste un libéral, mais il a la capacité de changer. C’est quelqu’un d’intelligent, avec une vraie capacité oratoire." La piste du Montois pourrait tenir la route si celui-ci parvenait "à se canaliser".

Denis Ducarme. ©Photo News

Ce côté atypique pourrait aujourd’hui se révéler être un handicap pour Bouchez, estime Pascal Delwit, politologue à l’ULB. "Il s’est construit en tant qu’électron libre, mais on ne peut pas être à la fois président de parti et électron libre." Et Denis Ducarme? "Pour être président, je pense qu’il faut être rassembleur, serein et calme. Ce ne sont pas les premières qualités auxquelles je pense quand on m’évoque son nom", tance un cadre libéral. Dans un entretien à La Libre vendredi, l’intéressé a pourtant adapté son registre en indiquant vouloir travailler "dans l’écoute et dans la concertation".

Un autre MR estime "qu’on pourrait encourager Sabine Laruelle à y aller".

Du reste, on n’est pas à l’abri d’une surprise, d’un "effet Glatigny", selon un observateur. "Pas dans le sens de voir débarquer un inconnu, mais bien une personnalité inattendue. Pour l’instant, on a l’impression que seul le Hainaut veut la présidence. Peut-être y a-t-il des ambitions qui ne se sont pas encore manifestées au sein du parti."

"On pourrait encourager Sabine Laruelle à y aller."
un cadre libéral


Coprésidence

Enfin vient la piste, sans doute saugrenue a priori, d’une éventuelle coprésidence sur le modèle d’Ecolo. L’option aurait le mérite de pouvoir mettre en avant un homme et une femme, un Wallon et un Bruxellois. "Ce n’est pas dans la tradition du MR, mais comme cela a déjà existé avec Daniel Ducarme et Antoine Duquesne, pourquoi pas…" La présidence bicéphale des deux "Duc" avait permis de concilier la ligne Michel père à la ligne Gol.

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