1.000 euros par jour, le salaire qui fait scandale à la Ville de Bruxelles

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Un directeur de l’ASBL Gial qui gère l’informatique de la commune a perçu 1.000 euros par jour via sa société. Sans marché public.

C’est une nouvelle bombe qui s’abat sur la Ville de Bruxelles. Le Vif a mis au jour, dans son édition de cette semaine, une convention passée en l’ASBL Gial, dépendant de la commune-capitale, et son directeur du développement, Michel Leroy. Selon l’hebdomadaire, ce dernier, via sa SPRL Altera Via, toucherait 1.000 euros hors TVA par jour de prestation après indexation. Selon une convention datant de 2008, il serait tenu de prester 175 jours par an au prix de 875 euros par jour hors TVA. Le document est signé par Karine Lalieux, échevine PS en charge de l’Informatique à l’époque. À l’étranger, elle ne réagira que lundi a-t-elle fait savoir à L’Echo. Cette collaboration durerait depuis 18 ans pour un montant total de quelque 3 millions d’euros.

Cette situation est couchée noir sur blanc dans les conclusions d’un audit daté d’octobre 2017 et signé du cabinet d’avocats VDE Legal. Elle pose deux questions soulevées par Le Vif: pourquoi le directeur du développement n’était pas salarié de l’ASBL? Et, pourquoi cette consultance a été octroyée en dehors de toute procédure de marchés publics?

Gial étant une ASBL publique, elle est normalement soumise à cette législation. "Cet audit a été mené à la demande la Ville de Bruxelles, commente-t-on dans l’entourage du collège échevinal de la Ville de Bruxelles. Lorsqu’on contrôle, on peut tomber sur de nouveaux problèmes. Depuis l’an dernier une nouvelle direction a été mise en place chez Gial".

Mohamed Ouriaghli (PS), échevin bruxellois et actuel président de l’ASBL est également à l’étranger cette semaine. Il réagira lundi, après avoir pris connaissance de l’ensemble des éléments soulevés par la presse, précise son porte-parole. Depuis l’opposition, Fabian Maingain (DéFi) déplore déjà "une nouvelle affaire entachant l’image de la Ville". Il ne réclame aucune démission à ce stade et interrogera le collège au conseil communal de la Ville.

Ce contrat, renouvelé régulièrement par les échevins successifs a été cassé en décembre dernier moyennant un préavis de six mois, apprend-on d’une source proche du dossier. L’ASBL qui gère un parc de quelque 2.000 ordinateurs pour le compte de la Ville a été créée en 1993.

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