1.250 euros par jour pour l'ancien directeur de Gial

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Alors qu’un audit révélait mercredi les montants dépensés par Gial sans marché public, on apprend ce jeudi que l’ancien directeur de l’ASBL, Jean-Marc Goeders, gagnait 1.250 euros par jour…

Nouveau rebondissement dans l’affaire Gial. Jean-Marc Goeders, l’ancien directeur général de l’ASBL, était rémunéré à hauteur de 1.250 euros par jour durant son mandat (2008-2015), selon nos confrères de la RTBF.

Goeders, en tant qu’indépendant, a perçu une plus grosse rémunération que l’ingénieur informatique Michel Leroy (1.000€/jours, via sa société de consultance, sans marché public), dont la révélation est à l’origine de la mise en lumière des dysfonctionnements de la structure publique.

"Pas d'autre choix"

Karine Lalieux (PS), à l’époque présidente de Gial, a affirmé que l’attribution d’une telle rémunération a été décidée car il n’y avait guère d’autre choix pour assurer la continuité de la gestion d'une organisation en charge de l'informatique et de la bureautique de tous les services de la Ville de Bruxelles

"Ce n'est pas dans les valeurs que je défends de payer autant, mais face à la situation nous n'avions pas le choix pour assurer la continuité d'un service public en difficulté", a expliqué l’échevine à Belga.

"Ce n'est pas dans les valeurs que je défends de payer autant, mais face à la situation nous n'avions pas le choix pour assurer la continuité d'un service public en difficulté."
Karine Lalieux
échevine du Tourisme à la Ville de Bruxelles

Karine Lalieux a aussi rappelé qu'à son arrivée à la présidence de Gial en 2007, l’ASBL a été mise entre les mains d'un manager de crise, après l'ouverture de poursuites judiciaires contre les deux directeurs de l'époque.

Pour remplacer le directeur, un appel à candidatures a été lancé entre un an et un an et demi plus tard. Au final, quatre candidats ont été auditionnés par le conseil d'administration. Celui-ci était aussi composé de membres de l'opposition et de trois indépendants compétents en la matière.

Goeders avait une bonne expérience en informatique, selon l’échevine PS, y compris à l'international. Il avait également l'expérience nécessaire pour reprendre une boîte en difficulté. Son contrat d'entreprise a été négocié par deux cabinets d'avocats.

"A mon arrivée, il y avait douze contrats de management. J'ai commencé à nettoyer cela. A mon départ, il n'en restait plus que trois. Mon successeur (M. Ouriaghli) a poursuivi le travail", a-t-elle ajouté.

La ministre De Block demande une enquête de l'ONSS

La ministre des Affaires sociales, Maggie De Block, et le secrétaire d'Etat à la Lutte contre la fraude sociale, Philippe De Backer, ont demandé à l'Office national de la Sécurité sociale (ONSS) d'ouvrir une enquête sur un cas potentiel de faux indépendant à l'ASBL GIAL.

Tandis que l'inspection des finances a annoncé elle aussi ouvrir une enquête sur l'ASBL, De Block et De Backer font observer qu'un membre de la direction qui exerce en tant qu'indépendant pour le même employeur entre potentiellement en infraction avec la loi sur les relations de travail.

Celle-ci stipule qu'un indépendant doit organiser son travail de manière autonome, avoir plusieurs clients et supporter lui-même les risques financiers. 

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