À Bruxelles, une centaine de cafés menacés de faillite

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D'après Graydon, la fermeture des cafés bruxellois durant un mois en raison du Covid-19 place une centaine d'entre eux au bord du gouffre financier.

Quelle est l’ampleur des ravages subis par le secteur bruxellois de l’horeca suite à la fermeture des cafés durant un mois? Une simulation du spécialiste en données Graydon révèle que cette décision pourrait placer une centaine d’établissements face à de graves problèmes. La plupart d’entre eux se trouvaient déjà en situation difficile ou y échappaient de justesse.

Effets contradictoires

L’étude nous apprend que ces six derniers mois, l’horeca bruxellois a bien résisté même s’il a traversé la plus forte récession depuis la Seconde guerre mondiale. Au moment de l’éclatement de la crise, en mars dernier, la Région de Bruxelles-Capitale comptait 1.800 cafés et bars. A l’heure actuelle, 76 d’entre eux ont cessé leur activité. Dans la moitié des cas, le sauvetage a pu se faire en fonction des économies nécessaires au règlement des factures. Dans l’autre moitié, les faillites n'ont pu être évitées.

20%
des bars et café bruxellois
350 bars et cafés de la capitale, qui étaient au bord de la faillite en mars, se portent mieux aujourd’hui.

De plus, les mesures de soutien prises par les pouvoirs publics semblent avoir eu un effet quelque peu étrange. En effet, 15% des bars et cafés à Bruxelles - soit 256 établissements - qui étaient en bonne santé avant la pandémie se retrouvent aujourd’hui en difficulté.

Mais pour beaucoup d’autres établissements - 20% ou 350 au total - c’est le contraire qui s’est produit: ils étaient au bord de la faillite en mars mais se portent mieux aujourd’hui. Cette situation s’expliquerait par le fait qu’ils accueillaient peu de clients à l’époque, mais que les mesures de soutien leur ont apporté un peu d’oxygène.

21 millions
d'euros
Les pouvoirs publics devraient alliuer 21 millions d'euros aux bars et cafés de la capitale afin de maintenir l'équilibre financier.

Cependant, un mois de fermeture devrait modifier ce bilan. Les établissements qui se portaient bien avant la crise, mais qui se retrouvent aujourd’hui en position difficile, sont passés à 22%. Si la fermeture est prolongée d’un mois supplémentaire, ce chiffre pourrait monter à 23%, et à 24% en cas de fermeture pendant trois mois.

Si les pouvoirs publics souhaitent maintenir les bars et cafés bruxellois en équilibre financier, ils auront besoin de lâcher 21 millions d’euros. Trois mois de fermeture feraient monter cette somme à 37 millions d’euros.

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