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"Amateurisme hallucinant" de la Flandre au carrefour Léonard

La Région flamande entend entamer dès mardi prochain une nouvelle phase de travaux dans le tunnel Léonard. Sans avoir mis en place des mesures d'accompagnement. ©BELGA

Une réunion d'information s'est tenue ce vendredi, sans toutefois apaiser les communes concernées par le chantier du carrefour Léonard qui réclament à la Flandre un véritable plan d'accompagnement.

C'est le mauvais feuilleton de la semaine. Alors que les travaux diligentés par la Flandre sur le carrefour Léonard vont entraîner des désagréments très importants pour les 100.000 automobilistes qui empruntent quotidiennement ce gigantesque croisement entre l'E411 et le Ring Est, les informations ont été communiquées au compte-gouttes et en dernière minute aux entités concernées, à savoir les communes du sud de Bruxelles et du Brabant wallon.

En début de semaine, on apprenait qu'en raison de problèmes de stabilité dans les tunnels, il serait impossible à partir du 16 avril prochain de tourner sur le Ring en direction de Waterloo en ayant quitté la Région bruxelloise par le viaduc Herrmann-Debroux. Quelques jours plus tard, on apprenait qu'à partir de juin, il serait également impossible de tourner vers Herrmann-Debroux en venant de Waterloo. Or les automobilistes avalent déjà maintenant des kilomètres de bitume au ralenti en raison de la suppression d'une bande sur le Ring intérieur entre les Quatre Bras de Tervueren et le tunnel Léonard.

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Les réactions de mandataires politiques se sont enchaînées ces derniers jours. Le bourgmestre de Woluwe-Saint-Pierre Benoit Cerexhe (Les Engagés) a dénoncé la mise devant le fait accompli des communes francophones. La ministre bruxelloise de la Mobilité Elke Van den Brandt (Groen) a exigé une concertation tandis que son homologue wallon Philippe Henry (Ecolo) réclamait en vain une suspension des travaux et la mise sur pied en urgence d'une conférence interministérielle (CIM).

"C'est sans doute l'un des plus grands nœuds routiers du pays et ils font comme si c'était le carrefour d'un petit village."

Benoît Cerexhe (Les Engagés)
Bourgmestre de Woluwe-Saint-Pierre

Ce vendredi matin, c'est l'échevin de la Mobilité d'Auderghem Matthieu Pillois (DéFI) qui passait à la vitesse supérieure en mettant la Flandre en demeure de respecter la loi spéciale du 8 août 1980 prévoyant que les "accès du ring autoroutier de Bruxelles ne peuvent être fermés ou rendus inutilisables qu'après la concertation entre les Régions".

Lydia Peeters inflexible

Le cabinet de la ministre flamande de la Mobilité Lydia Peeters (Open Vld) a justifié le manque de concertation par l'urgence de la situation et son imprévisibilité. Selon l'Agence des routes flamandes (Agentschap Wegen en Verkeer-AWV), des dégâts importants dans le tunnel ont été découverts au moment de l'exécution du chantier. Cette situation a été exposée par des fonctionnaires de l'AWV lors d'une réunion d'information ce vendredi. Sans que cela n'apaise les esprits...

Car sur le fond, rien n'a changé. Face au refus de la ministre flamande Peeters de retarder un brin le chantier, le temps de mettre en place un plan d'accompagnement, les représentants de la Région bruxelloise et des communes du sud de Bruxelles sont ressortis de la séance consternés. "C'est du mépris et un total amateurisme de la part de la Flandre. C'est surtout au détriment de Bruxelles et ils s'en foutent complètement. C'est fou d'être aussi peu proactif dans un dossier qui concerne trois Régions et impacte 100.000 automobilistes chaque jour. C'est sans doute l'un des plus grands nœuds routiers du pays et ils font comme si c'était le carrefour d'un petit village", s'indigne Benoît Cerexhe.

Le plan d'accompagnement réclamé légitimement au sud du pays comprend l'élaboration d'itinéraires alternatifs avec une protection des quartiers, des renforts de l'offre alternative en collaboration avec les différentes sociétés de transports publics et une campagne d'information aux différents publics. "Rien de tout cela n'a été fait. Ils se sont contentés d'un toutes-boîtes incomplet. C'est d'un amateurisme hallucinant pour l'une des entrées principales de Bruxelles", déclare le cabinet Van den Brandt.

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