Boris Dilliès rassemble les soutiens de son dessein régional

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Le bourgmestre d’Uccle qui souhaite succéder à Didier Reynders en tant que président de la régionale bruxelloise du MR peut déjà compter sur le soutien d’une quinzaine d’élus.

Le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders (MR) quittera le gouvernement fédéral pour prendre son poste de commissaire européen ce 1er décembre. De quoi relancer les tractations sur sa succession au niveau fédéral et, dans une moindre mesure, à la tête de la régionale bruxelloise du MR. Une fonction censée prendre de l’importance en vue des échéances électorales de 2024 si les libéraux veulent éviter une nouvelle déconfiture dans la capitale.

Plusieurs réunions préparatoires ont été organisées ces dernières semaines.

Ce n’est pas un secret, la cheffe de groupe au Parlement bruxellois Alexia Bertrand et les députés David Weytsman et David Leisterh souhaitent porter ensemble un projet de reconstruction du MR bruxellois. Mais alors que le trio peine vraisemblablement à se mettre d’accord concernant les modalités concrètes de cette candidature collective, un autre prétendant au poste a profité du boulevard qui s’ouvrait devant lui pour se lancer, discrètement mais sûrement, dans la course. Même s’il se refuse à toute déclaration tant que l’agenda de la succession n’est pas clairement établi, Boris Dilliès a déjà rassemblé ses soutiens à plusieurs reprises ces dernières semaines. Le maïeur d’Uccle a aussi confirmé, la semaine passée, sa candidature aux membres de sa section locale.

On compte parmi les soutiens de l’Ucclois une quinzaine de mandataires issus des quatre coins du territoire bruxellois mais aussi de la périphérie avec Nicolas Kuczynski, échevin à Rhode-Saint-Genèse. Sans prétention d’exhaustivité, les réunions préparatoires à la candidature de Boris Dilliès ont rassemblé les parlementaires régionaux Latifa Aït Baala, Clémentine Barzin, Geoffroy Coomans de Brachène et Aurélie Czekalski, le président de la Fédération régionale des Jeunes MR de Bruxelles-Capitale José Vanobost ainsi que des mandataires locaux comme Gautier Calomne (Ixelles), Cédric Pierre-De Permentier (Forest) ou encore Christophe Dielis (Anderlecht). Selon nos informations, le collectif Jump! For Brussels fera aussi campagne pour Boris Dilliès.

Son parcours au sein du MR où il a débuté comme militant, son décumul et sa capacité à se maintenir à la tête d’une majorité grâce à une bonne entente avec Ecolo sont cités parmi d’autres atouts.

En déclarant dans Le Soir au lendemain du scrutin communal que le MR s’était pris une tôle dans la capitale, ce dernier avait permis de faire sauter une chape de plomb chez les libéraux bruxellois dont les difficultés étaient minimisées par le parti. Son parcours au sein du MR où il a débuté comme militant, son décumul et sa capacité à se maintenir à la tête d’une majorité grâce à une bonne entente avec Ecolo sont cités parmi d’autres atouts.

Mais rien n’est joué pour autant puisque l’Ucclois devra affronter la nouvelle garde du MR en la personne de David Weytsman ou David Leisterh. Sans oublier le deuxième dernier bourgmestre MR en Région bruxelloise. Si Vincent De Wolf n’obtient pas le poste ministériel de Didier Reynders, il n’est en effet pas exclu qu’il se lance dans la course pour la régionale où sa légitimité face aux militants serait entière.

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