Bruxelles: le PS demeure de justesse le premier parti

©BELGA

Le parti socialiste devance Ecolo à Bruxelles. Mais de peu.

Si le PS a pu donner l'impression d'être à la traîne une bonne partie de la soirée, c’est en raison de l’arrivée tardive des scores de plusieurs cantons a priori favorables aux socialistes. Mais finalement, le PS reste bel et bien le premier parti en Région bruxelloise même s’il encaisse une baisse importante, passant de 21 sièges à 17. Sans compter que les socialistes pourraient retomber à 16 sièges si le député Emin Özkara, en froid avec le parti depuis le vote de l'ordonnance relative à la publicité dans l'administration, décide de ne plus siéger avec ses camarades.

Quant à la vague verte annoncée, elle aura permis à Ecolo de passer de huit sièges en 2014 à 15 aujourd'hui, soit quasiment le double.

DéFI qui était arrivé en troisième position en 2014 doit désormais se contenter d’une quatrième place, derrière le PS, Ecolo et le MR. Les amarantes ne perdent que deux sièges, ce qui en fait le parti de l’actuelle majorité le plus stable.

Le préaccord supposé entre PS, Ecolo et DéFI est donc viable arithmétiquement parlant avec 42 sièges sur un total de 72 du côté francophone.

Comme annoncé par les sondages, les libéraux sont en difficulté dans la capitale avec 13 sièges, soit cinq de moins qu’il y a cinq ans.

Même si le MR s'affaisse dangereusement, il pourra au moins savourer l’échec cuisant de la liste dissidente lancée par son ancien membre Alain Destexhe. Même en ayant eu recours au mécanisme du groupement de liste, la Liste Destexhe et le Parti Populaire n’enverront aucun élu au parlement bruxellois, n’ayant pas réussi à franchir ensemble le seuil électorat de 5%.

Pour le cdH, l’enjeu principal était de ne pas disparaître complètement du paysage bruxellois en se maintenant au-dessus de ce fameux seuil… Mission réussie pour les humanistes même s’ils prennent une raclée, passant de neuf sièges en 2014 à seulement six aujourd’hui.

Le PTB réalise une progression remarquable dans la capitale. Après avoir fait une percée en 2014 en obtenant quatre sièges dans l’hémicycle bruxellois, le parti d’extrême-gauche pourra désormais compter sur une dizaine d’élus, soit plus du double.

Grâce au groupement de liste, le PTB a également permis au parti DierAnimal de faire son entrée au parlement bruxellois. Ce parti qui défend la cause animale obtient un siège.

Groen en tête du côté néerlandophone

Du côté néerlandophone aussi, la vague verte se confirme faisant de Groen le premier parti avec quatre sièges au détriment de l’Open VLD qui passe de cinq à trois sièges.

Alors que d'aucuns craignaient un blocage des institutions bruxelloises par la N-VA si celle-ci arrivait en tête, les nationalistes obtiennent trois sièges, comme en 2014. À Bruxelles aussi, le Vlaams Belang enregistre une hausse de son score, mais celle-ci est limitée. L’extrême-droite conserve son unique siège au parlement bruxellois.

Avec son mouvement rebaptisé One.Brussels, le ministre sortant Pascal Smet (s.pa) conserve ses trois sièges.

Pour garder la N-VA à l’écart, une alliance Groen-Open VLD-One.Brussels semble être la voie toute tracée avec une majorité de dix sièges sur 17. Il sera en principe compliqué de se passer des socialistes flamands car le CD&V qui dégringole n’a plus qu’un seul siège au parlement bruxellois. Une majorité Groen-Open VLD-CD&V est dès lors mathématiquement impossible.

La liste citoyenne Agora obtient son premier chose. Idem pour le PVDA, le PTB néerlandophone.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés