Bruxelles maintient son couvre-feu malgré les appels pour l'assouplir

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Le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) a rencontré ce matin les bourgmestres de la Région afin de statuer sur le couvre-feu de 22h à 6h du matin.

Lors d'une réunion entre Rudi Vervoort et les bourgmestres bruxellois, il a été décidé que le couvre-feu établi de 22h à 6h du matin restera inchangé jusqu’au 31 mars dans la capitale. "Suite à l'analyse de la situation épidémiologique qui demeure sérieuse en Région bruxelloise (une incidence de 360 cas sur 100.000 habitants, la plus élevée en Belgique), le ministre-président, en bonne concertation avec les instances participantes au Conseil régional de sécurité, a décidé de maintenir les mesures bruxelloises en addition aux mesures fédérales", indique son cabinet dans un communiqué.

Les autorités réévalueront toutefois la mesure à partir du 26 mars, date du prochain Comité de concertation, "sur base de l'évolution de la situation sanitaire, de l'avancement de la campagne de vaccination et du plan plein air décidé par le Comité de concertation", précisent les autorités bruxelloises. "Si la situation sanitaire le permet, le couvre-feu sera aligné aux décisions du Codeco en la matière le 1ᵉʳ avril." Il pourrait donc être repoussé à minuit, voire être complètement aboli.

Les appels s'étaient multipliés ces derniers jours pour une coordination avec les deux autres Régions, tandis que des voix au Fédéral plaident pour une abolition à l'échelle nationale.

Outre le couvre-feu, cette prolongation décidée ce mercredi concerne aussi l'obligation du port du masque, la fermeture de tous les commerces à 20h et l'interdiction de la consommation d'alcool sur l'espace public.

Bruxelles maintient donc sa "ligne dure" face au coronavirus, faisant cavalier seul alors que la Wallonie et la Flandre se sont alignées sur les horaires fédéraux, de minuit à 5h du matin. Les appels s'étaient multipliés ces derniers jours pour une coordination avec les deux autres Régions, tandis que des voix au Fédéral plaident pour une abolition à l'échelle nationale.

Mardi, la Commission communautaire commune (Cocom) avait déjà prévenu que les chiffres actuels sont beaucoup plus élevés que ceux qui devraient permettre de déconfiner en Région bruxelloise.

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