Bruxelles se rêve en incubateur de la "green tech"

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Le futur exécutif bruxellois entend soutenir une économie plus verte et sociale.

À quelle sauce vont être mangés les acteurs économiques présents sur le sol bruxellois? Dans les grandes lignes, la Région entend centrer sa stratégie économique sur la transition énergétique et orienter progressivement tous les outils de soutien vers des modèles de production décarbonés, l’économie circulaire et régénérative, l’entrepreneuriat social et démocratique, ainsi que la digitalisation.

1/ Produire 30% des fruits et légumes consommés par an en local

Parmi les points marquants – on passera donc les promesses de simplification administrative, d’harmonisation et "si possible de diminution" de la fiscalité –, l’on retiendra notamment un soutien voulu à l’agriculture urbaine, touchant citoyens, horeca, distribution et formation. Avec l’objectif de produire en Région minimum 30% de la consommation annuelle des Bruxellois en fruits et légumes d’ici 2035.

2/ Pôle de compétitivité numérique et clusters de niche

Une approche terre à terre qui sera complétée d’un pas en direction du numérique. Pour ce faire, l’un des divers pôles de compétitivité – dits "2.0" – à naître sera consacré aux métiers du digital. La main sera tendue aux autres Régions. De même, afin de voir naître des start-ups de qualité dans des niches spécifiques, l’émergence de clusters thématiques sera soutenue, comme dans l’immobilier à Tour & Taxis ou les médias à Reyers.

Le soutien aux PME et à l’économie circulaire aidera à augmenter l’emploi.

3/ Refinancement de l’invest bruxellois finance.brussels

Et qui dit start-ups, dit soutien financier. Là, le futur exécutif indique qu’il investira "significativement" dans finance.brussels – sans parler de montants pour autant – afin de soutenir les nouveaux secteurs d’activité et de réorienter les secteurs prioritaires. Un coup de pouce nécessaire pour permettre de réamorcer la pompe de l’ex-SRIB, qui, de par la logique des intérêts composés, parviendrait avec quelques centaines de millions d’euros à rattraper son retard sur ses homologues wallons et flamands.

4/ Contribution "constructive" à l’avènement de la 5G

Côté technologique, le prochain exécutif entend enfin contribuer "de manière constructive" à l’avènement de la 5G dans la capitale, évoquait mercredi Sven Gatz (Open Vld). Et ce, alors même que le précédent gouvernement bruxellois avait bloqué ce dossier en refusant de relever les normes d’émission des antennes GSM pour des raisons de flou quant aux effets sur la santé des citoyens. Une hausse pourtant incontournable pour voir naître l’internet mobile ultra-rapide à Bruxelles – au risque qu’Anvers prenne le lead –, mais aussi tout simplement pour faire face à la demande croissante de data en 3G et 4G. Il en va là pour les libéraux flamands d’une concession arrachée aux Ecolos, jusqu’ici opposés à cette révision pour des raisons de santé. Mais aussi d’une façon d’assouvir leur faim de voir naître une "smart city". 

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