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Bruxelles va investir 1,4 milliard d'euros dans la mobilité

La ministre bruxelloise de la Mobilité Elke Van den Brandt (Groen) présentera le budget 2021 de la politique de mobilité ce mardi au Parlement bruxellois. ©Photo News

Malgré un contexte financier compliqué, le gouvernement bruxellois maintient ses investissements dans la mobilité. Les projets phares de la ministre Elke Van den Brandt (Groen) tels que la Ville 30 et les quartiers apaisés sont plus que jamais d'actualité.

Le ministre-président bruxellois Rudi Vervoort (PS) l'avait dit lors de la présentation de la déclaration de politique générale (DPG): Bruxelles ne renoncera pas aux investissements dans les domaines de la mobilité, du logement et de la rénovation durable, malgré une situation budgétaire très compliquée.

Cette volonté se traduit dans les budgets mobilité que les députés régionaux examineront ce mardi matin. L'exécutif bruxellois entend consacrer un budget de 1,418 milliard d’euros à la mobilité en 2021, soit davantage qu'au budget initial 2020 (1 ,274 milliards) ainsi qu'à l'ajusté (1,230).

Près d'un milliard d'euros pour la Stib

Comme toujours, le réseau de transports publics se taille la part du lion, avec au total 1,072 milliard d’euros prévus en crédits de liquidation dont 945 millions rien que pour la Stib. Ainsi, la dotation pour l’évolution de l’offre augmente de 13 millions d’euros. De quoi notamment poursuivre la mise en oeuvre du plan directeur bus qui se concrétisera par la mise en service de la ligne 74 reliant Érasme à Uccle Stalle et de la ligne 52 reliant Forest National à la Gare Centrale.

Les études pour les extensions du réseau tram vers Neder-over-Heembeek et Tour&Taxis sont aussi budgétisées en 2021.

Côté tram, une extension de l’exploitation des lignes 55 et 82 est prévue en soirée. Grâce à l'arrivée des nouvelles rames M7, l'intervalle entre deux métros sera ramené à environ 2 minutes 30 aux heures de pointe sur le tronc commun aux lignes 2 et 6, au lieu d’environ 3 minutes actuellement. "Avec ces moyens, on vise un effet à court terme. Dès janvier, les usagers pourront remarquer une hausse de fréquence", souligne la ministre bruxelloise de la Mobilité Elke Van den Brandt (Groen).

Également en hausse par rapport à 2020, les dotations d'investissement (419 millions) qui s'ajoutent aux moyens octroyés par Beliris serviront bien entendu à la création de la nouvelle ligne de métro 3 reliant Albert à Bordet. Ainsi qu'aux travaux d’extension de la ligne de tram 9 au plateau du Heysel. Les études pour les extensions du réseau tram vers Neder-over-Heembeek et Tour&Taxis sont aussi budgétisées en 2021.

Un premier pas vers la gratuité

Plus anecdotique en termes de montant, mais pas de symbole, l'augmentation de la dotation de fonctionnement de 3,3 millions d’euros en 2021 doit permettre de renforcer l’accessibilité tarifaire de la Stib pour les jeunes de moins de 25 ans. Mais les modalités pratiques de cette mesure sont encore à déterminer...

De son côté, Bruxelles Mobilité reçoit 95 millions d'euros pour rénover et améliorer l’accessibilité de plusieurs stations de prémétro et de métro parmi lesquelles De Brouckère, Porte de Hal, Roodebeek, Botanique, Parc, etc. Enfin, une enveloppe de 20 millions d'euros est allouée au programme Avanti qui vise à améliorer la vitesse commerciale des véhicules de surface (bus et trams). La rue Wayez, la zone Bockstael et la chaussée de Haecht figurent parmi les projets principaux en 2021.

7,1 millions
d'euros
Dans le cadre du passage à une vitesse maximale de 30 km/h sur le territoire bruxellois, 7,1 millions d'euros seront dédiés, en 2021, à l'adaptation de la signalisation, des travaux d'infrastructures et des campagnes de sensibilisation.

Des quartiers apaisés

Dans un tout autre registre: les tunnels engloutissent une part importante du budget mobilité depuis la mise en place d'un plan pluriannuel d'investissement. En 2021, il faudra compter 113 millions d'euros pour la rénovation du seul tunnel Léopold II.

Pour le reste du budget mobilité, c'est surtout la vision d'une ville dite apaisée qui transparaît. On le rappelle pour les distraits: la vitesse de 30km/h deviendra la norme en Région bruxelloise au 1er janvier prochain. Un budget total de 7,1 millions est dédié en 2021 au projet Ville 30 afin d'adapter la signalisation, de réaliser les travaux d'infrastructures et de mener les campagnes de sensibilisation.

Il est prévu d’apaiser 50 quartiers en 10 ans, en coupant le trafic de transit et en y améliorant la qualité de l’espace public.

De façon plus générale, le budget sécurité routière est renforcé de 2 millions d'euros. Outre la prévention, des moyens sont prévus pour l’achat de caméras, de radars et de radars-tronçon, ainsi que pour le fonctionnement du centre régional de traitement des infractions routières.

L'année 2021 sera aussi celle de l'initialisation de cinq mailles d’apaisement des quartiers dans le cadre du plan Good Move, avec un budget de 25 millions d'euros. Pour mémoire, il est prévu d’apaiser 50 quartiers en 10 ans, en coupant le trafic de transit et en y améliorant la qualité de l’espace public pour offrir plus de place aux habitants pour se détendre et se rencontrer.

Plus de vert

Des crédits d’investissement destinés à l’aménagement de l’espace public (voiries régionales, places, trottoirs, pistes cyclables, etc.) sont prévus à hauteur de 49 millions d’euros auxquels s'ajoutent 52 millions pour de l'entretien et de l'amélioration.

Dans chaque projet, la verdurisation sera un point d'attention, promet la ministre écologiste qui a d'ailleurs prévu 2 millions d'euros supplémentaires pour la plantation d'arbres et la déminéralisation de l'espace public.

"Nous avons besoin du Fédéral et des autres régions, mais je ne vais pas me cacher derrière les autres pour ne rien faire!"
Elke Van den Brandt (Groen)
Ministre bruxelloise de la Mobilité

"La plus grande part du budget va aux transports en commun parce qu'ils constituent la colonne vertébrale. On utilise le reste pour apaiser la ville. Car la mobilité n'est pas qu'un problème, c'est aussi une opportunité pour rendre notre Région plus agréable à vivre, plus attractive et plus durable", déclare Elke Van den Brandt.

Elle est consciente qu'elle ne réglera pas toute seule le problème des navetteurs et de la congestion. Mais elle estime que ce n'est pas une raison pour ne pas agir. "Nous avons besoin du Fédéral et des autres Régions, mais je ne vais pas me cacher derrière les autres pour ne rien faire!"

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