Bruxelles vaut bien un parti: ProBuxsel

ProBruxsel ©ISOPIX

Le parti ProBruxsel entend défendre les intérêts de tous les Bruxellois, au-delà des clivages idéologiques et linguistiques.

Supprimer les Communautés, réduire le nombre d’échevins et de parlementaires, transférer des compétences communales à la Région bruxelloise, le parti ProBruxsel ne manque pas d’idées pour préserver les intérêts des Bruxellois.

En supprimant les Communautés, on résout déjà une partie des problèmes des Bruxellois, estime le parti ProBruxsel, formation bilingue qui existe depuis 2008. "On a construit ce pays fédéral sur une illusion, une variable qui est la langue, analyse Philippe Delstanche, président de ProBruxsel. Mais la langue ce n’est qu’une composante parmi d’autres. Nous nous différencions aussi par notre culture, par notre religion,… À Bruxelles, on parle plus de 100 langues. Un bruxellois sur deux n’a ni le néerlandais, ni le français pour langue maternelle."

La disparition des Communautés aiderait, selon ce parti, à améliorer l’accès des jeunes aux emplois, l’une des grandes faiblesses de la capitale. "À Bruxelles, le drame absolu c’est cette jeunesse laissée à l’abandon, poursuit Delstanche. Et on continue de laisser la compétence de l’enseignement exclusivement aux Communautés! Nous voulons une forme de bilinguisme dans l’enseignement. Être bilingue c’est la porte d’entrée d’un emploi à Bruxelles."


Cette évolution serait plus simple si l’enseignement bruxellois pouvait se détacher de l’enseignement en Wallonie et en Flandre. ProBruxsel ne s’arrête pas là: la Région doit non seulement recevoir les compétences des Communautés mais aussi une partie de celles des communes, comme l’urbanisme ou la mobilité. L’idée est réellement d’avoir une Région forte et capable de mener des politiques claires et cohérentes.

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Le parti prône aussi la diminution du nombre d’échevins communaux, de parlementaires régionaux et des attachés de cabinet. "Il faut aussi et surtout interdire le cumul des mandats de député régional et d’échevin, dit Delstanche. À Bruxelles, il faut attendre deux ans et demi pour obtenir un permis d’urbanisme. C’est très long parce qu’il y a un conflit entre la Région et la commune. Supprimer les conflits d’intérêts en interdisant aux élus d’être juges et parties permettra d’aller plus vite pour certaines mesures comme celle-ci."

Dans le même esprit, ProBruxsel défend la réunion de toutes les sociétés de logements sociaux au sein d’un seul organisme régional ainsi que la fusion de Bruxelles environnement et Bruxelles propreté. "En rassemblant les intercommunales on pourra économiser jusqu’à 300 millions d’euros", assure Phillippe Delstanche.

ProBruxsel rêve de décrocher un siège ou deux au Parlement bruxellois. "Avoir un élu, ça permet d’avoir une tribune, explique Philippe Delstanche. Nous ne nous présentons pas pour venir botter les fesses des parlementaires. Nous ne sommes pas des extrémistes et nous ne sommes pas des gens infréquentables. Ce que nous voulons, c’est pouvoir faire évoluer le débat parmi les députés et ainsi, apporter notre petite pierre à l’édifice."

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