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Cela manifestait, ce samedi, à Bruxelles, et plutôt dans le calme

La police a bouclé le quartier européen, ce samedi en fin de journée. ©Photo News

Du bois de la Cambre au quartier européen, un cortège hétéroclite dénonçait la gestion de la pandémie. Plus tôt, c'était le financement des soins de santé qui était au cœur des préoccupations, au Mont des Arts.

Journée agitée, ce samedi, dans la capitale. À commencer par le bois de la Cambre – cela devient une habitude. Il y avait la Boum 3, suite des épisodes 1 et 2, succès populaire en moins. Il y avait aussi l'European Demonstration for Freedom, entendant dénoncer les restrictions aux libertés dans le cadre de la lutte contre la pandémie. Sans parler de certaines personnes venues soutenir le militaire en cavale Jürgen Conings.

De ces rassemblements, faisant souvent fi des mesures sanitaires, deux à trois mille personnes ont pris, peu avant 17h, la route du quartier européen, pour arriver peu après 18h00 au rond-point Schuman. L'absence de port du masque et des revendications en faveur de la fin des restrictions "aux libertés fondamentales, dont celle de pouvoir refuser la vaccination, en particulier pour les enfants", unissaient ce cortège hétéroclite. Il comprenait de nombreux Néerlandais, mais aussi des Allemands, des Luxembourgeois et des Polonais.

Une fois le cortège arrivé à Schuman, la police a bouclé le quartier. Ce qui a généré quelques heurts avec les forces de l'ordre. Sans que cela ne dégénère: ni charge de police, ni de canon à eau, juste quelques tirs de grenades lacrymogènes.

Les manifestants se sont ensuite dispersés, parfois en narguant la police, mais aussi en prenant des selfies avec le barrage de policiers en arrière-plan. Certains ont pris le chemin du Bois de la Cambre avant de rentrer.   

Plus de sous pour la santé

Autre lieu, autre ambiance, autres revendications. Selon les estimations de la police, 1.500 personnes étaient présentes samedi à 15h au Mont des Arts, afin de participer à la deuxième édition de la manifestation pour la santé. Ce rassemblement, le seul autorisé dans la capitale ce samedi, revendiquait davantage de financements pour le secteur de la santé.

Rassemblés sous une banderole géante "Pas de profits sur nos vies", ce sont non seulement des professionnels de la santé, mais également des citoyens solidaires et de nombreux autres mouvements qui se sont joints à la protestation. Ainsi, des membres de L'école en lutte, d'Extinction rébellion, de Youth for climate, du Réseau de lutte contre la pauvreté et de diverses associations féministes sont venus soutenir la santé, mais également porter leurs propres revendications.

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