Coronavirus: les cafés ferment pour un mois à Bruxelles

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Après le Fédéral mardi, le gouvernement bruxellois a décidé de serrer la vis. La Région annonce de nouvelles mesures contraignantes pour lutter contre la propagation du coronavirus.

Ce n'est pas un secret, la propagation du virus devient incontrôlable, particulièrement à Bruxelles. Dans certains quartiers, l'épidémie est hors de contrôle et dans une phase exponentielle. La cellule de crise bruxelloise a donc décidé de prendre des mesures contraignantes complémentaires afin de lutter contre la propagation, trop rapide, du coronavirus. Ces nouvelles mesures prennent effet ce jeudi, 7h du matin.

  • Fermeture des débits de boisson:  bars, buvettes de clubs sportifs amateurs, culturels, cafés, salons de thé... seront fermés a priori pour un mois.
  • Interdiction générale de boissons alcoolisées dans l’espace public interdite sur tout le territoire.
  • Les restaurants peuvent rester ouverts jusqu’à une heure du matin.
  • Interdiction des spectateurs dans les salles en intérieur pour le sport amateur.
  • Salles de fête seront fermées et il est demandé aux deux Brabant de faire de même. Les fêtes étudiantes sont interdites.
  • Les mesures restent inchangées pour les lieux de culte et les marchés.

Par ailleurs, seront prolongées d’un mois à partir de ce jeudi les mesures suivantes:

  • les librairies qui comportent une salle de jeux et tout autre commerce vendant des boissons ou des aliments, même de façon accessoire, devront fermer à 22h (comme c’est le cas pour les nights shops actuellement).
  • la consommation alimentaire sera interdite sur les marchés.

Les contrôles de ces nouvelles mesures seront renforcés, a fait savoir le cabinet du Ministre-Président Rudi Vervoort.

Le monde académique sera réuni ce jeudi pour faire le point dans les écoles et universités.

Des aides à venir

"La décision de fermer les bars et les cafés bruxellois est extrêmement difficile mais nécessaire pour endiguer la propagation du virus."
Barbara Trachte
Secrétaire d'État

"Nous ne laisserons pas tomber l'Horeca!", a déclaré Barbara Trachte. Selon la secrétaire d'État bruxelloise, "la décision de fermer les bars et les cafés bruxellois est extrêmement difficile, mais nécessaire pour endiguer la propagation du virus".

" J'ai d'ores et déjà demandé à mon administration de travailler en urgence sur des nouvelles aides ciblées pour un secteur qui souffre déjà beaucoup. Il est aujourd'hui impératif que chacun·e d'entre nous respecte toutes les règles sanitaires en vigueur. C'est une question de solidarité par rapport aux personnes fragiles, mais aussi par rapport aux secteurs économiques qui subissent de plein fouet les conséquences de la crise."

Bruxelles en rouge sur le "baromètre corona"

Au fédéral, les travaux sur le "baromètre corona" dessiné par les experts du Celeval se poursuivent encore. "Il est prêt, mais doit être opérationnalisé", déclarait ce mardi le Premier ministre, insistant sur la nécessité d'étudier toutes les conséquences pratiques de l'instrument avant de le lancer. "Il va être en place pour longtemps, il doit être clair dès le départ."

D'après ce projet de baromètre, Bruxelles serait placée en couleur rouge. C'est selon cette couleur que les mesures fortes ont été prises.

Bruxelles pointée du doigt?

Selon le porte-parole fédéral interfédéral de la lutte contre le coronavirus, Yves Van Laethem, Bruxelles occupe à présent la deuxième place à l'échelle des villes d'Europe où le Covid-19 se propage le plus vite, derrière Madrid et avant Paris.

Ce matin, sur les ondes de Radio 1, Erika Vlieghe pointait déjà la couleur rouge de Bruxelles sur le fameux "baromètre corona" dessiné par les experts du Celeval, L'infectiologue regrette que la situation dans la capitale ait traîné pendant si longtemps, même si, selon son propre avis, pointer du doigt Bruxelles n'a aucun sens. Selon Erika Vlieghe, les chiffres concernant le coronavirus à Bruxelles vont dans le mauvais sens depuis le mois d'août. "C'est particulièrement mauvais à Bruxelles, mais cela n'exonère pas les autres communes de leur responsabilité. De plus, il y a des problèmes dans plusieurs grandes villes. Nous devons faire attention à ne pas monter les villes ou les communautés les unes contre les autres dans cette crise", dit-elle.

Ce jeudi, le nombre de contaminations pour 100.000 habitants calculé sur la période de 14 jours allant du 21 septembre au 4 octobre s'établissait à 254,4 (+80%) pour l'ensemble du territoire.

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