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Une délégation de chauffeurs Uber reçue par Rudi Vervoort

Le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort (PS). ©EPA-EFE

Reçus ce jeudi en début d'après-midi, les chauffeurs Uber espèrent une réelle concertation, suite à l'arrêt de la Cour d'appel qui les contraint à cesser leurs activités dès ce vendredi, jugeant illégal l'usage de l'application Uber.

Les chauffeurs Uber sont bien décidés à se faire entendre, et ils ne lâcheront rien. Une petite délégation de représentants des associations de chauffeurs a été reçue ce jeudi vers 13h00 au cabinet du ministre-président bruxellois Rudi Vervoort.

5%
On estime qu'à partir de vendredi, seuls 5% de la capacité actuelle des véhicules Uber circuleront à Bruxelles et dans ses environs, soit ceux liés à une licence flamande.

Ces chauffeurs paralysent plusieurs axes de circulation depuis mercredi soir, à la suite de l'arrêt de la Cour d'appel de Bruxelles, rendu mercredi, qui les contraint à cesser leurs activités dès ce vendredi à 18h00. Environ 2.000 conducteurs bruxellois liés à Uber risquent de perdre leur source de revenus, selon l'entreprise. 

Un groupe de plus d'une centaine de chauffeurs de limousine, indépendants et travaillant pour la plateforme Uber, s'est rassemblé vers 11h00 ce jeudi devant le cabinet de Rudi Vervoort.

Faute d'écoute immédiate, ils ont décidé d'abandonner leurs véhicules et de se rendre à pied jusqu'à la Place Royale, au siège du gouvernement bruxellois réuni ce matin, avant de retourner au cabinet du ministre-président.

Une pétition a été lancée

"Cela fait sept ans qu'on attend ce plan Taxi, qui est gelé avec le cabinet de Rudi Vervoort. (...) On nous l'avait promis pour l'été. On est fin novembre et on n'a toujours rien."
Fernando Redondo
Président de l'Association Belge des Chauffeurs de Limousine

La délégation a finalement été invitée à un entretien avec Rudi Vervoort. "Nous espérons une véritable concertation. Être reçu par pure politesse n'a plus de sens. Nous demandons des solutions pour débloquer la situation. Nous sommes ouverts à un véritable dialogue", a déclaré Asmaa Snaibi, porte-parole de l'Union des Chauffeurs Limousines Belges (UCLB), avant d'accéder au cabinet du ministre-président.

La plateforme Uber a entre-temps lancé une pétition pour soutenir les chauffeurs Uber de Bruxelles. On estime qu'à partir de vendredi, seuls 5% de la capacité actuelle des véhicules Uber circuleront à Bruxelles et dans ses environs, soit ceux liés à une licence flamande.

Nouvelle législation?

La Cour d'appel a reconnu l'usage de l'application Uber comme illégal, fondant sa décision sur l'ordonnance régionale de 1995 sur les services de taxis et les sociétés de location de voiture avec chauffeur. Les conducteurs réclament en conséquence au gouvernement bruxellois une nouvelle législation.

"Cela fait sept ans qu'on attend ce plan Taxi, qui est gelé avec le cabinet de Rudi Vervoort. À la suite de la décision en première instance, on a eu des amendes de 160 euros. Des chauffeurs Uber avaient manifesté dans Bruxelles et on nous avait promis un plan Taxi pour l'été. On est fin novembre et on n'a toujours rien. On restera dans la rue jusqu'à ce qu'on soit sûrs de pouvoir retravailler", avait averti ce jeudi matin Fernando Redondo, le président de l'Association Belge des Chauffeurs de Limousine (ABCL). Il avait promis de "bloquer Bruxelles tous les jours jusqu'à obtenir une réponse du Cabinet de Rudi Vervoort."

On ignore à l'heure actuelle si la réunion est toujours en cours, et ce qui en est déjà ressorti.

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