Destexhe veut une véritable élection au MR

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Pour le député bruxellois, l'élection interne ne peut se résumer à "une cooptation" de Charles Michel. Destexhe ne se déclare pas candidat à la présidence du MR mais il n'exclut pas non plus cette hypothèse.

Sauf scrutin fédéral anticipé d'ici la fin de l'hiver, le MR sera dirigé par un nouveau président au plus tard le 13 février. Quel sera l'heureux élu? Les pontes du parti évoquent régulièrement "un candidat de consensus", susceptible de rassembler des troupes passablement divisées ces derniers mois. Un seul a été publiquement avancé jusqu'à présent par une série de parlementaires (De Donnea, Borsus, Bertieaux, Ducarme...), celui de Charles Michel.

De là à imaginer une vraie-fausse élection pour introniser l'actuel ministre de la Coopération, il n'y a qu'un pas dans le député bruxellois Alain Destexhe ne veut pas. Il s'oppose fermement au scnéario d'un "processus réglé à la sauvette par les élites du MR".

Sans jamais citer le nom de Charles Michel, Alain Destexhe observait ce matin lors d'une conférence de presse que des "déclarations récentes" laissent à penser qu'un consensus se dégageait sur une candidature. Or, dit-il, "chercher la cooptation ne rend service ni au candidat ni au MR, en pleine refondation".

Après la tentative de putsch de l'an dernier, la défaite électorale de juin et le risque de se retrouver exclu de tous les gouvernements, le MR a sans doute besoin d'une clarification de sa ligne politique (unique parti de centre-droit, face à trois partenaires potentiels de gauche ou de centre-gauche). Une élection interne peut effectivement être l'occasion d'un tel débat.

Destexhe demande un "scrutin démocratique irréprochable", un processus "bottom-up", plutôt que "top-down", qui offre un "rôle central" au militant. Il plaide pour que la Commission électorale du MR adopte un système combinant "vote par courrier" et "internet" et organise un "débat" entre candidats dans chaque fédération. Il souhaite également que le parti envoie à chaque membre un programme des candidats. "Faire prévaloir le débat et la démocratie interne, c'est une évidence libérale", dit-il.

Alain Destexhe assure que sa prise de position n'est pas orientée contre Charles Michel. "Ce n'est pas dirigé contre qui que ce soit. J'en ai discuté très ouvertement avec lui". Destexhe ne s'est pas déclaré candidat à la présidence. Mais, "je ne l'exclus pas", a-t-il précisé.

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