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Ganshoren réclame sa part de convivialité et de trafic apaisé

À l'occasion du test de circulation, une terrasse provisoire a pris place dans le haut de l'avenue Broustin. Si celui-ci est concluant, le carrefour sera définitivement transformé en place piétonne. ©saskia vanderstichele

Une place piétonne baptisée Cordy-Brel au pied de la Basilique, c'est le premier jalon posé par Ganshoren pour se débarrasser de son statut de commune-dortoir.

Une esplanade en bois a pris place sur le carrefour entre les avenues Broustin et Jacques Sermon. Sous une tente suspendue et des guirlandes lumineuses, transats et tables de pique-nique invitent les passants à siroter un verre, face à la Basilique du Sacré-Cœur. Les concerts, animations culturelles et sportives s'y enchaînent depuis une quinzaine de jours. Au-delà de la volonté de permettre aux Bruxellois de profiter d’un été festif malgré le covid, l'événement baptisé Boost Broustin préfigure surtout la création d'une nouvelle place piétonne à Ganshoren.

Né dans la tête du Premier échevin de la commune, le projet fait actuellement l'objet d'un test de circulation jusqu'en décembre 2021. S'il y avait au départ l'envie de valoriser le patrimoine (la Basilique est la 6e plus grande église au monde) et de créer un espace convivial au pied du Chalet et du Frederiksborg, plusieurs accidents de la route ont achevé de convaincre tous les acteurs concernés d'agir à cet endroit. Si le test est concluant, le carrefour sera réaménagé en une place piétonne arborée baptisée Cordy-Brel. "Annie Cordy pour faire le lien avec le tunnel et Jacques Brel parce qu'il a composé ses premiers airs de musique au Chalet", précise Stéphane Obeid (MR).

Et c'est la Région qui financera le tout. Au cabinet de la ministre bruxelloise de la Mobilité, on évoque un projet ambitieux et "out of the box". "Créer une place à cet endroit, cela n'avait rien d'évident. Mais Boost Broustin, c'est du Good Move à 100%. Un excellent exemple qui montre qu'avec quelques aménagements coupant le trafic de transit, on atteint tous les objectifs : amélioration de la sécurité routière et de la qualité de l'air, création d'un espace public de qualité, diminution du bruit", énumère la porte-parole d'Elke Van den Brandt (Groen).

Attirer les touristes

Aux yeux de Stéphane Obeid, ce projet s'inscrit dans une dynamique plus large visant à débarrasser Ganshoren de son statut de commune-dortoir ou de lieu de passage obligé pour les Bruxellois en partance vers la côte. "Ganshoren est une commune-village confrontée aux défis d'une ville qui n'arrive pas à mettre en valeur ses atouts. Nous n'avons pas de noyau commercial identifiable. Il faut en faire une commune plus agréable, davantage ancrée dans la fonction de la ville qui n'est pas le tout à la voiture."

"Il faut en faire une commune plus agréable, davantage ancrée dans la fonction de la ville qui n'est pas le tout à la voiture."
Stéphane Obeid (MR)
Premier échevin de Ganshoren

Le libéral compte ainsi sur la récente convention signée avec Visit Brussels pour doter d'une stratégie touristique sa commune où les touristes ne s'éloignent pour l'instant guère de la Basilique de Koekelberg, à cheval sur Ganshoren comme son nom ne l'indique pas. "Grâce au projet Boost Broustin, j'ai vu pour la première fois un groupe de touristes amenés par le bus hop-on hop-off quitter le parvis de l'église pour venir boire un café", sourit l'édile qui souhaite aussi lancer un marché de Noël aux abords de la Basilique et étendre le parcours du festival Bright Brussels jusqu'à Ganshoren.

Le château de Rivieren, dernier de l'ère féodale, pourrait également être mis en lumière tandis qu'un autre projet, encore en discussion avec les autres acteurs concernés, pourrait amplifier l'attrait du parc Elisabeth.

Revoir Charles Quint

"Mais la mobilité sera une clé importante du changement", souligne Stéphane Obeid qui estime que la présence, au sein de l'exécutif bruxellois, de personnalités issues du Nord-Ouest permet à cette partie de la capitale d'enfin exister dans l'agenda politique. Ainsi, le réaménagement de façade à façade de l'avenue Charles Quint, entrée de ville empruntée par un tiers des navetteurs, est amorcé.

"Avec la plus mauvaise qualité de l'air de toute la Région, c'est un axe qui doit être revu pour être beaucoup plus intermodal et offrir une meilleure qualité de vie aux Ganshorenois."
Elke Van den Brandt (Groen)
Ministre bruxelloise de la Mobilité

"Avec la plus mauvaise qualité de l'air de toute la Région, c'est un axe qui doit être revu pour être beaucoup plus intermodal et offrir une meilleure qualité de vie aux Ganshorenois. C'est aussi une question d'image pour Bruxelles de ne plus avoir d'autoroute urbaine et de faire en sorte que la ville commence plus tôt, grâce à un trafic mieux réparti. L'idée est de rentrer les permis durant cette législature", affirme le cabinet Van den Brandt.

En attendant, la localité ne restera pas les bras croisés puisque les rues reliant les avenues de l'Exposition Universelle et Charles Quint seront bientôt réaménagées et dotées de pistes cyclables dans chaque direction.

Le résumé

  • Ganshoren veut transformer le haut de l'avenue Broustin en une place piétonne baptisée Cordy-Brel.
  • Si le test de circulation en cours jusqu'au mois de décembre s'avère concluant, la Région financera les travaux de réaménagement.
  • La commune a également signé une convention avec Visit Brussels pour se doter d'une stratégie touristique.

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