Ghelamco prêt à investir 40 millions dans la mobilité autour de son stade

©Tim Dirven

Alors que le temps presse face aux exigences de l'UEFA, Ghelamco, le promoteur immobilier porteur du projet de stade national tente de contenter ses détracteurs en proposant d'investir dans l'infrastructure multimodale et la gestion de la mobilité aux alentours du Parking C du Heysel. La nouvelle mouture du projet propose également un nombre de places modulable pour répondre aux critiques d'Anderlecht et tenter de ramener le club dans son giron.

Ghelamco vient en quelque sorte de jouer sa dernière carte en introduisant auprès de la Région flamande une ultime demande de permis de bâtir pour construire son stade national sur le Parking C, en périphérie bruxelloise. L'UEFA décidera en effet le 7 décembre prochain si elle maintient sa confiance dans la candidature belge pour l'Euro 2020.

Les contours du nouveau projet, dont des parties ont été modifiées pour l'occasion, seront présentés le 16 octobre prochain aux riverains. Voici néanmoins deux modifications prévues dans la nouvelle mouture pour lesquelles l'Echo a pu obtenir confirmation.

"On a écouté les plaintes de toutes les parties concernées et on a intégré certains désirs dans notre dossier."
Philippe Neyt

D'abord, face aux nombreuses critiques essuyées par le projet en matière de mobilité, il semble que le constructeur flamand jette ses dernières forces dans la bataille en mettant la main au portefeuille. "On a écouté les plaintes de toutes les parties concernées et on a intégré certains désirs dans notre dossier" affirme Philippe Neyt, chargé du projet.

Plus concrètement, Ghelamco a prévu dans son nouveau business plan d'investir "entre 30 et 40 millions en plus" en matière de mobilité aux alentours du futur projet, notamment dans des infrastructures multimodales censées décourager les fans à se rendre au stade en voiture.

"Une chose est sûre: si on avait pu commencer la construction il y a deux ans, on aurait payé beaucoup moins cher."
Philippe Neyt

Voilà donc l'ardoise totale du projet qui s'élève de manière non négligeable, alors que le discours officiel a souvent estimé le seul coût de construction du stade à 300 millions d'euros. Un coût qui, à en croire Philippe Neyt, pourrait encore sensiblement varier en fonction du moment où la construction sera lancée. Le prix des matières premières et le coût du travail restent des facteurs d'incertitude. "Une chose est sûre: si on avait pu commencer la construction il y a deux ans, on aurait payé beaucoup moins cher."

Ensuite, le stade version "ultime tentative" est de capacité modulable. Il serait donc construit avec 60.000 places pour répondre aux exigences de l'UEFA, mais la place dans les tribunes pourrait être réduite après 2020. Un appel du pied à peine masqué au RSC Anderlecht, initialement présenté comme futur locataire des lieux avant que le club bruxellois ne se rétracte, estimant le projet trop grand. 

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