Jambon: "Les émeutes à Bruxelles? Je n'ai de reproches à faire à personne"

Jan Jambon ©BELGA

Pour le ministre de l'Intérieur Jan Jambon, les responsables politiques et policiers ne sont pas à pointer du doigt après les émeutes du samedi 11 novembre dans le centre de Bruxelles.

Le ministre de l'Intérieur Jan Jambon ne veut pas pointer du doigt la responsabilité de l'un ou l'autre responsable politique ou policier à propos des émeutes qui ont eu lieu le 11 novembre à Bruxelles. C'est le message principal qu'il a voulu porter ce mercredi devant la Commission de l'Intérieur.

Lors d'une conférence de presse organisée vendredi suite à la publication du rapport de l'Inspection générale de la police sur ces événements, le ministre avait suscité le mécontentement au sein de la zone de police Bruxelles-Ixelles. Certains dirigeants ont eu en effet le sentiment d'être mis en cause.

"Je n'ai accusé personne. J'ai cité explicitement les conclusions du rapport, pas pour montrer du doigt des personnes mais pour voir comment il faut résoudre le problème."
Jan Jambon

Parmi les problèmes, le ministre a cité le manque de connaissance par le commandement sur le terrain des effectifs disponibles. Le commandant sur le terrain a donné ce soir-là la priorité à la fin des émeutes, sans intervenir directement pour faire cesser les pillages parce qu'il manquait des effectifs, alors que ces effectifs étaient disponibles.

Un plan pour répondre aux émeutes

Le ministre a aussi répété la nécessité de prévoir un plan pour faire face aux émeutes et catastrophes imprévues dans la capitale.

Autre problème: le manque d'information. Le bourgmestre de Bruxelles, Philippe Close, avait attiré l'attention de son chef de corps en début d'après-midi sur le match Côte d'Ivoire-Maroc qui se jouait dans la soirée mais cette indication semble s'être perdue au cours d'une journée très chargée (incendie sur le site d'Electrabel à Drogenbos) et personne n'était au courant du risque d'incident.

"Le quartier (Lemonnier-Anneessens) où se sont produits les incidents est un quartier 'à problème' où la politique de la 'prise de température' ne fonctionne pas."
Rapport

Selon le rapport, "le quartier (Lemonnier-Anneessens) où se sont produits les incidents est un quartier 'à problème' où la politique de la 'prise de température' ne fonctionne pas et où la police n'a pas de contacts avec la population et ne peut donc obtenir que peu, voire pas d'informations". Les réseaux sociaux constituent une autre source d'information.

"La police (locale et/ou fédérale) devrait dès lors être à même, pour autant qu'un tel monitoring soit techniquement réalisable, d'effectuer un screening des médias sociaux et de l'internet", indique le rapport.

Or la zone Bruxelles-Ixelles ne dispose pas de tels moyens et il est difficile pour chaque zone de police d'effectuer un "screening". Une unité a été créée au sein de la police fédérale, avec de 20 personnes, qui prend en charge cette mission. Des recrutements sont en cours, a indiqué Jambon.

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