Jusqu'à 3 ans de prison requis contre 3 émeutiers après les incidents à Bruxelles

©Photo News

Le parquet a requis ce vendredi des peines de deux à trois ans de prison à l'encontre de trois jeunes ayant participé aux émeutes qui ont secoué la capitale au moins de novembre dernier.

Le parquet a requis ce vendredi des peines de deux à trois ans de prison devant le tribunal correctionnel de Bruxelles, à l'encontre de trois jeunes qui ont pris part aux émeutes le 11 novembre dernier dans le centre de Bruxelles.

Il a considéré, sur base d'images de vidéo-surveillance, que les trois prévenus étaient coupables d'avoir lancé des projectiles sur les forces de l'ordre. Les trois jeunes hommes, eux, ont nié toute implication dans ces faits de rébellion et de vandalisme.

©Photo News

L'un d'eux est également poursuivi pour des faits de vol dans des véhicules, commis quelques jours après les émeutes. Selon le parquet, ce prévenu a, lors des émeutes, lancé des pierres, une poubelle et une barre de fer vers les policiers. Il aurait aussi utilisé la barre de fer pour détruire un panneau d'affichage, brisé un feu de signalisation, une caméra de police et la vitrine d'une boutique qui a ensuite été pillée par d'autres.

Ce jeune homme de 18 ans, Nassim B., est également prévenu pour avoir incendié une camionnette. Le procureur, qui a exposé que l'homme était reconnaissable sur des images de caméra de vidéo-surveillance, a ainsi requis à son encontre une peine de trois ans de prison. Le prévenu, lui, a admis qu'il était présent lors des émeutes mais il a contesté avoir bouté le feu à un véhicule. Il a néanmoins déclaré qu'il ne se souvenait pas de tout car il était sous l'emprise de stupéfiants.

Pillage d'un "night-shop"

Il a par ailleurs requis à l'encontre d'un second prévenu qui avait jeté des pierres et détruit un feu de signalisation une peine de 28 mois de prison, et à l'encontre du dernier une peine de deux ans de prison. Ce dernier, Mohamed E.B., âgé de 19 ans et déjà condamné antérieurement par un tribunal de la jeunesse pour vol, doit répondre de rébellion, de vol, de destruction de biens mobiliers et de port d'armes prohibées.

©Photo News

Le parquet a estimé que le prévenu était coupable d'avoir pillé un "night-shop". Pour le parquet, le prévenu est tout simplement parfaitement identifiable sur les images de caméras de vidéo-surveillance. "Tandis que le patron se cachait dans une petite pièce à l'arrière, un groupe a vidé le magasin. Il y a des images claires de ces faits sur les caméras de vidéo-surveillance, sur lesquelles Mohamed E.B. est reconnaissable. Sur ces images, il porte une paire de baskets qui ont été retrouvées chez lui", a précisé le procureur. L'intéressé, lui, nie toute implication dans les faits. "J'étais bien dans le quartier mais ce n'est pas moi sur ces images", a-t-il dit.

Les émeutes durant lesquelles ont eu lieu ces faits avaient suivi, le 11 novembre dernier, la qualification du Maroc pour la prochaine Coupe du monde de football et le rassemblement devant la Bourse de centaines de supporteurs marocains qui s'étaient réunis pour l'occasion. Les faits avaient, alors impliqué 300 personnes et fait 23 blessés, dont 22 policiers.

Incitation à l'émeute

Le parquet a également requis une peine de deux ans de prison à l'encontre du rappeur bruxellois Benlabel. Celui-ci avait appelé à l'émeute via Facebook, le 10 novembre. Le parquet a considéré que le message posté par le rappeur sur Facebook était une menace évidente, parlant de menaces écrites et utilisation de moyens de communication électronique pour commettre des dommages.

"Il s'agissait clairement de menaces écrites adressées aux commerçants, aux résidents, à la police et à tous ceux qui se seraient trouvés sur place", a affirmé le procureur. Benlabel, de son vrai nom Jilani D., âgé de 32 ans, avait écrit sur le réseau social Facebook: "Demain, on va tout cramer à Lemonnier. Maroc City gang". Ce commentaire était accompagné d'une photo montrant le prévenu avec deux armes automatiques.

©Capture d'écran Facebook

Ce dernier s'est défendu en affirmant que ce n'était qu'un appel à la fête. Selon l'avocat du rappeur, les propos de son client ont été mal interprétés par la suite et il a servi de bouc émissaire dans ce dossier d'émeutes.

Le jugement des trois prévenus et de Benlabel sera prononcé le 2 février prochain.

Lire également

Publicité
Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés