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L'institutionnel divise toujours la Vivaldi

Testé positif au covid, le préformateur Open Vld a contraint ses collègues à renoncer au négociation en chair et en os. ©Photo News

La discrétion est toujours de mise entre les sept partis occupés à former le gouvernement. C'est bon signe, mais les pierres d'achoppement ne sont pas tranchées.

Les négociations dites de la Vivaldi sont toujours freinées par la quarantaine observée pas six des sept présidents de partis (socialistes, libéraux, écologistes et CD&V) qui tentent de former un gouvernement fédéral. À plusieurs sources, on confirme qu'aucun des sujets qui fâchent ne devrait être tranché avant la reprise des réunions en présentiel sous la houlette des deux préformateurs Conner Rousseau (sp.a) et Egbert Lachaert (Open Vld, testé positif au covid). En attendant le 18 septembre, le travail en coulisse se poursuit à un bon rythme entend-on également.

Ainsi, le volet institutionnel de l'accord dont le brouillon est passé de 30 à 90 pages est un bel exemple de pierre d'achoppement: pas d'accord sur la mise noir sur blanc de la notion de refédéralisation des compétences filées au niveau régional ou communautaire. En ligne de mire: la santé. Le terme est un brin trop centripète aux yeux du CD&V. Pour rappel, le premier essai d'Egbert Lachaert avait préféré parler de centralisation de la décision au niveau fédéral plutôt que de refédéralisation de compétence, une notion à laquelle tiennent pourtant les francophones, surtout le MR et Ecolo. La hiérarchie des normes - qui du fédéral ou des régions a le dernier mot dans certaines matières - pose également problème.

Autre arbitrage fondamental: les postes. Officiellement, personne n'en parle encore mais officieusement, le sujet pèse alors que le 21 (c'est déjà lundi prochain), le roi devrait désigner un formateur qui sera sur un tremplin pour devenir Premier ministre. Les pistes Koen Geens (CD&V) et Sophie Wilmès (MR) sont quasi mortes, le match pour le 16 se jouerait donc entre Alexander De Croo (Open Vld) et Paul Magnette (PS). Magnette Premier? Le MR s'y opposera de toutes ses forces.

De ce choix découlera la répartition des portefeuilles ministériels distribués selon le poids des partis en alternance entre les francophones et les néerlandophones. Si le PS obtient le 16, il pourrait passer à côté de la Santé et des Affaires sociales qui l'intéressent. Ces portefeuilles arriveraient dans les mains du CD&V et les Finances à l'Open Vld selon les échos qui circulent. Dans l'intervalle, le MR s'emparerait des Affaires étrangères pour Sophie Wilmès.

À l'inverse, si l'Open Vld prend le 16, le PS pourra choisir le gros portefeuille de son choix. Le flou demeure. D'aucuns scrutent les Ecolos pour voir s'ils choisiront une fonction régalienne (Justice, Intérieur ou Défense) plutôt qu'un poste lié à leur core business (Mobilité ou Énergie par exemple).

Puisqu'on parle d'énergie, pas encore de consensus sur la sortie partielle ou totale du nucléaire prévue en 2025 par la loi chère à Ecolo. La réforme de l'IVG, dans sa dernière ligne droite au Parlement, ne fait toujours pas consensus non plus. On le rappelle, le CD&V fait de la modification de cette réforme une affaire de gouvernement. Mais l'idée d'empêcher toute liberté de vote de la loi via le programme Vivaldi ne fait pas consensus, entend-on.

Voilà qui annonce un nouveau week-end laborieux et décisif.

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