"La Belgique n'a toujours pas rompu avec la grande mosquée"

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Alors qu'un rapport de l'Ocam pointe des éléments d'antisémitisme et d'incitation au meurtre lors de formations délivrées à la grande mosquée de Bruxelles, le cdH déplore que près deux mois après l'annonce du gouvernement Michel, la convention qui lie la Belgique à l'Arabie Saoudite, n'a toujours pas été rompue.

Les éléments relevés par ce rapport de l’Ocam consacré au contenu des formations délivrées aux imams à la grande mosquée de Bruxelles sont proprement effrayants. Antisémitisme, appel au djihad, au meurtre visant des minorités musulmanes et autres "mécréants", ont fait partie des enseignements délivrés en 2016-2017 par cette mosquée financée de longue date par l’Arabie saoudite, précisait La Libre Belgique mercredi après lecture du rapport des renseignements belges.

"La convention entre la Belgique et la Ligue islamique mondiale, réseau dont fait partie la grande mosquée de Bruxelles, n’a toujours pas été rompue et le préavis de 12 mois n’a donc toujours pas démarré."
Georges Dallemagne (cdH)
membre de la commission parlementaire de suivi des attentats terroristes

Des manuels salafistes auraient propagé en Belgique un islam dont la lecture date du XIIe siècle. Cette révélation a fait l’effet d’une bombe, le MR évoquant des faits criminels et demandant la fermeture immédiate de ces formations. "Des milliers de personnes ont sans doute suivi ces formations", précise à L’Echo Georges Dallemagne (cdH), membre de la commission parlementaire de suivi des attentats terroristes.

Le député s’étonne que le rapport, dont la version néerlandaise date de fin février, n’ait pas suscité de réaction apparente du gouvernement fédéral. "La convention entre la Belgique et la Ligue islamique mondiale, réseau dont fait partie la grande mosquée de Bruxelles, n’a toujours pas été rompue et le préavis de 12 mois n’a donc toujours pas démarré", affirme le député. Le gouvernement Michel avait pourtant annoncé la rupture de cette convention à la mi-mars. Ni le cabinet du ministre de la Justice Koen Geens (CD&V) ni celui du Premier ministre n’ont répondu aux demandes de confirmation de L’Echo.

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