La coopérative Hyppy propose du ramassage scolaire en calèche

Premier ramassage scolaire effectué à bord de la calèche Hyppy ce mercredi matin dans le quartier de l'Altitude Cent à Forest. ©Marc Njeim

La coopérative bruxelloise Hyppy entend offrir des services gratuits tels que le ramassage scolaire en les finançant grâce à des services payants proposés aux collectivités: ramassage des poubelles publiques, entretien des parcs, etc.

Pour la première fois ce mercredi matin, des enfants se sont rendus à l'école à bord de la calèche tirée par Honneur et Goliath, les deux chevaux de trait de la start-up Hyppy. Cette coopérative à vocations sociale et environnementale entend encourager la mobilité douce en offrant notamment un service de ramassage scolaire. Financée par près de 150 citoyens, la coopérative compte également développer des services payants tels que le ramassage des poubelles publiques ou la tonte des pelouses dans les parcs.

"Ce qui compte, c'est que le ramassage scolaire soit accessible à tout le monde, pas uniquement aux familles privilégiées, et qu'on puisse financer d'autres projets à vocation sociale."
Marc Njeim
Administrateur délégué d'Hyppy

"Nous sommes en contact avec plusieurs communes pour vendre les services d'Hyppy. Pour atteindre l'équilibre financier, on proposera aussi des activités payantes aux citoyens: balade d'anniversaire, brunch dans le Bois de la Cambre. Mais ce n'est pas évident actuellement avec le covid. Ce qui compte, c'est que le ramassage scolaire soit accessible à tout le monde, pas uniquement aux familles privilégiées, et qu'on puisse financer d'autres projets à vocation sociale", expose Marc Njeim, administrateur délégué bénévole d'Hyppy.

Selon ce dernier, ce projet d'hippopédibus serait né dans l'esprit d'une jeune fille de 11 ans qui trouvait que le trajet vers l'école était un moment plutôt désagréable et stressant quand on se trouve coincé en voiture dans les embouteillages. Pour toucher un maximum d'enfants, le principe est le suivant: on se rend quatre jours par semaine à l'école à pied en sachant que le trajet du cinquième jour sera effectué en calèche. "Pour ce qui est des rangs scolaires, nous sommes coachés par l'ASBL Tous à pied qui promeut les déplacements à pied. Cela ne s'improvise pas, car il faut prévoir un encadrement et des itinéraires adaptés", précise Marc Njeim.

Doubler le nombre de coopérateurs

Pour l'achat de matériel et le paiement des frais fixes, Hyppy aura encore besoin de coopérateurs. Le discours visant à convaincre des investisseurs est déjà rôdé: "Comme le tax shelter s'applique pour nous, cela coûte 55 euros d'en investir 100 chez nous. Et nous sommes en train d'introduire un dossier chez Coop Us, le programme de Finance.Brussels qui aide les coopératives et les entreprises d'économie sociale en doublant les parts."

Versés en fonction des résultats de l’entreprise, les dividendes sont plafonnés à 2%. Mais durant les premières années, il est fort probable que ces sommes soient reversées dans l'entreprise. "Clairement, il ne faut pas investir dans Hyppy pour l'argent, mais seulement si l'on croit dans ce projet et que l'on souhaite le coconstruire. Mais cela ne sera pas de l'argent perdu, ce ne sont pas des dons", insiste l'administrateur délégué dont l’objectif est de rapidement doubler le nombre de coopérateurs. En devenant coopérateur de Hyppy (1 part = 50 €), chaque citoyen peut soutenir financièrement la coopérative et bénéficier d’une voix à l’assemblée générale de la coopérative.

Anecdote: la jeune start-up avait attiré l'attention de la rédaction le mois dernier quand le directeur général d'Actiris avait ajouté sur son profil Linkedin qu'il devenait administrateur délégué d'Hyppy. Grégor Chapelle se trouve en effet également à l'origine du concept d'hippopédibus.

Lire également

Publicité
Publicité

Messages sponsorisés

Messages sponsorisés