La future maison communale d'Uccle hébergera des start-ups

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La commune mettra une partie de ses locaux gratuitement à disposition. Elle veut développer ses relations avec les acteurs privés.

Actuellement répartie sur sept sites, l’administration uccloise sera centralisée dans l’immeuble Fabricom, situé rue de Stalle, d’ici 2020. Alors que les travaux sont en cours dans ce bâtiment exemplaire au niveau énergétique, le collège des bourgmestre et échevins a récemment décidé qu’un espace de 200 m² qui n’avait pas encore de vocation servirait à accueillir des start-ups actives dans les civic techs.

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En intégrant cette sorte de pouponnière, les entrepreneurs bénéficieront gratuitement de locaux et d’équipements (mobilier de bureau, salle de réunion, espace de vidéo-conférence…). Mais l’autorité communale insiste surtout sur la mise à disposition de ses données et de ses process internes, un véritable champ d’expérimentation qui doit permettre aux auteurs de projets de peaufiner leur business model. En contrepartie, Uccle souhaite bénéficier du savoir-faire de ces start-ups pour améliorer ses services aux citoyens.

41 millions €
Le projet de centre administratif est évalué à 41 millions d’euros.

"C’est le principe d’un deal win-win, estime le bourgmestre Boris Dilliès (MR). Il s’agira d’une confrontation positive entre la culture du secteur privé et celle du secteur public que l’on oppose trop souvent. Nous avons énormément de fonctionnaires de haut niveau qui bossent, qui se forment et qui ont l’esprit ouvert. Que ce soit en matière de simplification administrative ou de participation citoyenne, nous souhaitons aller plus loin mais sans devoir faire appel, à grands frais, à des consultants en haute technologie."

Quatre entreprises

Jusqu’à quatre jeunes entreprises pourront être hébergées simultanément dans la maison communale uccloise. C’est un jury composé d’entrepreneurs, de membres de l’administration et du collège qui sélectionnera les jeunes pousses, pour une durée de six mois reconductible une fois après évaluation. "L’émulation créée par les échanges et le partage d’un espace de travail sera double: entre entrepreneurs, et entre ces derniers et l’administration. Nous avons pris contact avec des entrepreneurs qui trouvent cela très engageant et rafraîchissant", déclare le libéral.

C’est un voyage à Bordeaux et plus précisément une visite de l’Auberge Numérique en compagnie de maire Alain Juppé qui a donné l’idée au maïeur ucclois de lancer un tel projet. "Pour soutenir des start-ups innovantes dans le domaine du digital, la métropole de Bordeaux les héberge en résidence gratuitement. À cela, nous avons ajouté la possibilité de profiter directement de ces innovations technologiques."

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Dans le cas où cet espace, provisoirement nommé U-Lab, ne parviendrait pas à trouver son public, il serait facilement reconvertible, assure le bourgmestre. Mais dans tous les cas, il ne s’agira pas d’un espace accessible au grand public, en raison de sa situation dans le futur centre U. Pour rappel, le projet de centre administratif a fait l’objet de vives critiques ces dernières années en raison de son coût aujourd’hui évalué à 41 millions d’euros (achat du bâtiment et travaux compris).

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