La plate-forme citoyenne pour les réfugiés espère reprendre l'accueil mardi

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La plate-forme citoyenne qui prend en charge l'hébergement des migrants a suspendu temporairement son action en raison de vives tensions au Parc Maximilien. Elle espère reprendre ses activités mardi.

La plate-forme citoyenne de soutien aux réfugiés, qui fournit quotidiennement un hébergement à des centaines de migrants - que ce soit chez des particuliers ou au centre "La Porte d'Ulysse" -, a suspendu son action. Elle espère toutefois pouvoir reprendre l'accueil dès ce mardi. 

Ces dernières semaines ont été marquées par de vives tensions, que ce soit au Parc Maximilien, où se rassemblent les migrants, ou au centre "La Porte d'Ulysse" installé à Haren. La saturation des lieux d'accueil traditionnels des sans-abris a amené vers le Parc des dizaines de personnes cherchant une aide qu'elles ne trouvent plus ailleurs.

Au Parc Maximilien, la situation s'est compliquée au fil des jours: bousculades, irrespect à l'égard des équipes de bénévoles, échauffourées et d'interminables discussions qui ruinent les efforts d'organisation.
Plateforme

Dimanche, une partie d'entre elles s'est rendue au centre de Haren pour exiger d'y entrer alors que les lieux étaient remplis. Le ton est monté. Des actes de vandalisme ont été commis et la police a dû être appelée en renfort. Dès qu'elle est arrivée, les fauteurs de trouble ont quitté les lieux.

Au Parc, la situation s'est également compliquée au fil des jours: bousculades dans les files de nourriture, irrespect à l'égard des équipes de bénévoles sur place et, au final, des échauffourées et d'interminables discussions qui ruinent les efforts d'organisation, explique la plateforme.

Lundi soir, l'heure sera à la "débrouille" pour les quelque 500 migrants accueillis au quotidien par la plate-forme, au centre "La Porte d'Ulysse" et chez des particuliers. S'il ne disposait pas de chiffre précis, Mehdi Kassou, le porte-parole du mouvement citoyen, estime qu'au moins une centaine passera la nuit dans le Parc.

La balle dans le camp des autorités

Les organisateurs de la plate-forme ont pris contact avec les autorités compétentes - essentiellement la Ville de Bruxelles et la Région bruxelloise - et les organisations d'aide aux sans-abris afin de trouver des solutions.

"Quand il s'agit des migrants, ils disent qu'ils ne feront rien et quand il s'agit des sans-abris, ils renvoient vers la Région bruxelloise."
Mehdi Kassou

Pour ce qui est du gouvernement fédéral, ils ne nourrissent guère d'espoir d'un changement d'attitude. "Quand il s'agit des migrants, ils disent qu'ils ne feront rien et quand il s'agit des sans-abris, ils renvoient vers la Région bruxelloise", s'est désolé l'une des chevilles ouvrières de la plate-forme, Mehdi Kassou.

Tant le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, que le secrétaire d'Etat à l'Asile, Theo Francken, tous deux issus de la N-VA, ont régulièrement mis en cause le rôle joué par cette organisation citoyenne, soutenant que son action en revenait à créer une forme de "hub migratoire" vers la Grande-Bretagne.

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