La police va mener de nouvelles actions au Parc Maximilien

"Des actions sont encore prévues dans les jours qui viennent", a déclaré Jan Jambon. ©BELGA

Selon le ministre de l'Intérieur Jan Jambon, la police interviendra au Parc Maximilien dans les prochains jours afin d'endiguer l'afflux de migrants dans le quartier.

L'histoire se répète au Parc Maximilien. Ce mercredi, Jan Jambon, le ministre de l'Intérieur (N-VA) a annoncé l'intervention de la police dans les prochains jours au Parc Maximilien pour endiguer l'afflux de migrants dans ce quartier non loin de la gare du Nord. 

Selon un comptage réalisé mardi soir au moment de la distribution de nourriture, il y avait 600 migrants. Leur nombre n'a cessé d'augmenter ces derniers mois. Au nombre de 100 à la mi-novembre, ils étaient 250 un mois plus tard, puis 500 au 1er janvier.

"Si l'on veut éviter une nouvelle jungle de Calais, une surveillance doit être menée en continu."
Jan Jambon
ministre de l'Intérieur (N-VA)

"Si l'on veut éviter une nouvelle jungle de Calais, une surveillance doit être menée en continu", a affirmé Jan Jambon. Il existe d'ailleurs un groupe de travail chargé d'évaluer la situation régulièrement. Lorsqu'une augmentation est constatée, la police intervient afin d'éviter que des gens ne s'installent dans le quartier de la gare du Nord. "Des actions sont encore prévues dans les jours qui viennent", a ajouté le ministre.

Ces actions portent leurs fruits, selon un graphique qu'il a fourni, établissant la baisse du nombre d'interpellations de Soudanais depuis le mois de septembre. L'affirmation a laissé les députés sceptiques. "Ce n'est pas la politique que vous menez qui explique la diminution des interpellations de migrants mais ces milliers de citoyens qui se mobilisent depuis des mois pour leur fournir un toit", a répondu le député Ecolo Benoît Hellings.

Jambon sur le gril à la Chambre

Le ministre a été mis sur le gril par les députés à cause de ses déclarations d'après lesquelles, depuis le 20 décembre et l'annonce de la suspension des rapatriements vers le Soudan, le nombre de Soudanais dans ce quartier avait augmenté de manière "exponentielle".

"Je ne vais pas attendre que la situation soit irréversible pour réagir."
Jan Jambon

Il se fonde en fait sur l'accroissement de la part de Soudanais dans les migrants interceptés dans tout le pays, passée en un mois de 3,9% à 5,2%. Jambon a toutefois reconnu qu'il n'était pas en mesure de prouver "scientifiquement" le lien entre la décision du 20 décembre et l'accroissement du nombre de migrants soudanais.

"Je ne vais pas attendre que la situation soit irréversible pour réagir", a ajouté le ministre de l'Intérieur. Les rapatriements vers le Soudan sont suspendus dans l'attente des résultats de l'enquête du CGRA ordonnée à la suite des témoignages de mauvais traitements subis par des Soudanais à leur retour.

Il est important de pouvoir reprendre ces expulsions, estime-t-il, sous peine de voir la Belgique choisie par les passeurs pour y emmener des Soudanais qui se trouveraient dans les pays voisins.

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