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La SNCB se dote enfin d'un nouveau QG à Bruxelles-Midi

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La SNCB a finalement opté pour la construction d’un nouveau siège central de 80.000 m² qui sera érigé le long de l’avenue Fonsny, à Bruxelles-Midi. Le projet sera financé via la vente de certains actifs immobiliers détenus par la société de chemins de fer belge dans le périmètre concerné.

La SNCB dispose de près de 200.000 m² de bureaux dans le périmètre proche de la gare du Midi. Il s’agit d’un ensemble hétéroclite, parfois très obsolète mais toujours bien situé, réparti sur cinq adresses sises rue de France, avenue Fonsny et porte de Hal. L’idée aujourd’hui retenue - et soutenue tant par la CEO de la SNCB, Sophie Dutordoir, que par le ministre de tutelle François Bellot - est de centraliser dans un seul complexe neuf prochainement construit l’ensemble des services administratifs. Le nouveau bâtiment devra offrir entre 79.700 à 84.100 m² de surface brute hors sol et 280 places de parking. A titre comparatif, le nouveau centre administratif flamand à Tour & Taxis, baptisé Herman Teirlinck, offre environ la moitié de la superficie planifiée par la SNCB.

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Financement

L’état des finances de la SNCB impose de financer ce développement immobilier en recourant au moins de cash possible. Il sera donc proposé aux promoteurs privés qui répondront à l’appel à marché lancé il y a quelques jours pour construire ce nouveau siège social et administratif de financer le chantier en faisant offre sur les quatre autres fonciers voisins mis en vente : ce qui rentre grâce à la vente des actifs concernés servira à payer la facture du nouvel immeuble. Savoir si le futur occupant du nouveau bâtiment à développer sera propriétaire ou locataire des lieux n’a pas encore été tranché. Si l’option de la location est retenue, il s’agira au minimum d’un bail de 15 ans assurant au futur propriétaire un rendement garanti pour garder l’actif en portefeuille ou le revendre à bon prix.

Procédure

16/01
Deadline
Les candidats ont jusqu'au 16 janvier pour répondre à l'appel d'offres.

Les candidats à cet appel à marché ont jusqu’au 16 janvier prochain pour remettre offre auprès de la SNCB. Celle-ci doit présenter les contours du projet et du financement global. Sur base des offres, la SNCB décidera si elle opte pour une acquisition ou reste locataire à long terme des murs. Chaque candidat aura ensuite l’opportunité de remettre offre adaptée au scénario finalement retenu par l’occupant public. Si plus de huit candidatures sont reçues dans les délais fixés, une pré-sélection sera programmée.

Pour les cotations des offres reçues, 55 points sur 100 iront au volet financier de l’offre et 45 seront attribués aux qualités conceptuelles du projet. Vu les enjeux et les terrains stratégiques mis en vitrine, les offres ne devraient pas manquer malgré le court délai. Il s’agit en effet des fonciers les plus stratégiques mis sur le marché bruxellois aujourd’hui. Et sans doute ce projet sera-t-il le plus commenté l’an prochain; en cascade, puisque pas moins de cinq terrains seront concernés. Mais à ce stade, il est encore trop tôt pour risquer d’échafauder un calendrier précis pour la livraison de ce qui constituera à terme le nouveau QG de la SNCB.

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