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La stratégie de Georges-Louis Bouchez inquiète le MR

©BELGA

L'interne commence à gronder. La stratégie adoptée par le président a affaibli la position du parti pour la suite des négociations. Ce sentiment est largement partagé alors que la crainte d'être renvoyé dans l'opposition en Wallonie demeure forte.

La semaine a été dure pour le président du MR. Georges-Louis Bouchez est pointé depuis dimanche comme l'élément perturbateur de la Vivaldi. Mercredi, il s'est encore fermement opposé à la nomination de Paul Magnette comme formateur. Sans succès. Quelle est l'ambiance chez les libéraux? Le président a à nouveau interdit toute communication à la presse - en "on" comme en"off" - sur les négociations en cours. Et les téléphones chauffent. Il y a de l'inquiétude. Cela gronde même, osent-certains. En cause: la stratégie jusqu'au-boutiste du jeune patron. Le sentiment est largement partagé, celle-ci a affaibli la position du parti pour la suite des négociations.

Ainsi, ce qui est sorti de l'accord de mercredi n'est pas aussi libéral que d'aucuns le voudraient. "Le fait de ne pas avoir certaines choses comme la révision de la loi de 96 ou des impôts nouveaux n'est pas suffisant", souffle un bleu. "Tout le monde n'est pas rassuré sur sa stratégie mais il n'est pas sorti déshabillé de cette affaire et on a tous bien compris que Georges-Louis était un bouc émissaire parfait", tempère une source MR. Certes, "mais il faut tirer les leçons de ce qui s'est passé dimanche et lundi", dit une autre.

Ne plus monter seul au front

La stratégie du Montois est questionnée depuis le bureau politique de lundi. "Il faut être dedans (dans la majorité, NDLR)", attaque un cadre. "C'était une erreur de présenter le 16 comme une revendication de première ligne alors que Sophie Wilmès aurait pu apparaître comme une solution de compromis derrière." Selon plusieurs contacts, le veto exprimé par Georges-Louis Bouchez à l'égard du président du PS n'a pas vraiment été débattu en interne.

Ensuite, l'éventualité d'un rejet dans l'opposition en Wallonie et en Fédération Wallonie-Bruxelles est une menace prise très au sérieux par les cadors libéraux. La confiance envers le cdH, qui a choisi l'opposition après les élections, est nulle. Et circule l'idée d'un pacte entre Paul Magnette et Maxime Prévot, son homologue humaniste, au moment des discussions PS/N-VA. "Si on remplace le MR par le cdH en Wallonie, cela renforce Ecolo qui, actuellement, n'est pas numériquement nécessaire à la majorité", rappelle un libéral.

Le MR espère que Georges-Louis Bouchez ramènera un peu de bleu dans l'accord Vivaldi. Pour cela, il ne faudra plus "qu'il soit seul à monter sur la table", prévient un libéral, sous peine d'être sans cesse mis dans le coin. La présidence de Bouchez n'est pas déstabilisée, mais "il joue parfois trop avec le feu, désormais, il est tenu à l'oeil", entend-on.

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