La tolérance zéro bel et bien de mise pour les nuisances d'avions à Bruxelles

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Dèsce samedi, la tolérance zéro en matière de nuisance dû au survol aérien de Bruxelles sera appliquée. Le gouvernement bruxellois reste sur sa décision... mais prône toutefois la poursuite du dialogue.

Le gouvernement bruxellois reste sur sa position: à partir de ce 22 avril, les compagnies aériennes qui ne respectent pas la réglementation en matière de normes sonores seront sanctionnées. L'application intégrale de l'arrêté fixant une limite au bruit des avions qui survolent la capitale est donc maintenue.

Le gouvernement se dit toutefois favorable à la poursuite-du dialogue initié par le ministre fédéral de la Mobilité François Bellot (MR) et assure qu'aucune amende ne sera perçue avant au minimum un an à un an et demi, annoncent le ministre-président Rudi Vervoort (PS) et la ministre bruxelloise de l'Environnement Céline Fremault (cdH).

"Nous avons largement discuté de cette question qui pollue la vie des Bruxellois depuis des années. Nous constatons que des ouvertures ont été faites par le ministre fédéral de la Mobilité. Nous voulons participer réellement à une recherche de solution mais nous sommes loyalistes. L'arrêté bruit trouvera à s'appliquer", a commenté Rudi Vervoort à l'issue de la réunion.

Comme lui, la ministre de l'Environnement a souligné qu'entre le moment du constat de l'infraction et le paiement de l'amende, il se déroule au minimum un an à un an et demi, voire deux ans.

"Mais 'dura lex, sed lex'" (ndlr: la loi est dure, mais c'est la loi), a ajouté Céline Fremault, rappelant que l'arrêté bruit de la Région bruxelloise avait été validé par plusieurs décisions de justice.

"Je ne voudrais donc pas que l'on fasse croire qu'en appliquant l'arrêté bruit, on refuse de trouver une solution. Le délai de procédure devrait permettre de trouver une solution durable" a encore dit Rudi Vervoort, soulignant que la longueur de ce délai ne devait pas perturber un dialogue serein en vue d'une solution durable.

De son côté, le ministre des Finances, Guy Vanhengel (Open Vld), a souligné que le ministre fédéral de la Mobilité avait entamé le travail de recherche d'une solution, qui prenait la bonne direction et que le gouvernement bruxellois était disposé à en parler.

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