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La transition au menu des Brussels Days à Paris

La ferme anderlechtoise BIGH (Building integrated greenhouses) qui produit de la nourriture en utilisant l'énergie perdue des bâtiments fait partie de la délégation bruxelloise. ©Denis Meyer

Un pavillon éphémère mettra en avant six grands projets bruxellois de construction circulaire.

Premier événement du genre depuis la pandémie, les Brussels Days organisés conjointement par hub.brussels, Brussels International et visit.brussels se tiennent actuellement à Paris. Une édition d'autant plus importante qu'il s'agit notamment de valoriser le potentiel touristique bruxellois, un secteur particulièrement mis à mal par la crise sanitaire. En temps normal, les Français forment le plus grand groupe de visiteurs de notre capitale avec environ 11% des nuitées. Sur le plan économique, la France est le troisième pays d'exportation de Bruxelles, représentant environ 12% des exportations totales de biens.

La délégation emmenée par le ministre-président Rudi Vervoort (PS) aura donc pour objectif de donner un coup de fouet à la reprise touristique et économique en Région bruxelloise.

"Les sociétés parisiennes sont fortement sollicitées par tout le monde. Il faut montrer qu'il y a des choses à faire à Bruxelles et que l'on veut collaborer. Ne pas agir comme si tout était acquis."
François de Vrije
Attaché économique et commercial à Paris

Une dizaine d'années après un premier passage par Paris, il est pertinent d'avoir à nouveau fait le choix de la capitale française pour les Brussels Days, estime l'attaché économique et commercial bruxellois en poste là-bas. "Au-delà du fait qu'il s'agit d'une destination proche, ce qui facilite les déplacements, il y a toujours le fait que les sociétés parisiennes sont fortement sollicitées par tout le monde. Il faut montrer qu'il y a des choses à faire à Bruxelles et que l'on veut collaborer. Ne pas agir comme si tout était acquis", indique François de Vrije.

Son équipe accompagne chaque année environ une centaine de PME bruxelloises désireuses de conquérir le marché français. Si le covid a modifié la façon de travailler des attachés commerciaux, rendant la prospection plus laborieuse, il n'a pas refroidi les ardeurs entrepreneuriales. "Les néo-exportateurs sont souvent actifs dans l'alimentaire, le numérique, la construction et l'immobilier... C’est assez vaste. En tant que ville-région, nous avons forcément peu d'industriels et de logistique et davantage de produits de service."

Circularité et Smart City

Les Brussels Days permettront toutefois de mettre sous la loupe des secteurs différents.

"Nous avons essayé d'organiser les actions en lien avec le fil rouge de la politique régionale: la transition, qu’elle soit économique, écologique sociétale."
François de Vrije
Attaché économique et commercial à Paris

"Nous avons essayé d'organiser les actions en lien avec le fil rouge de la politique régionale : la transition, qu’elle soit économique, écologique sociétale", explique François de Vrije. Ainsi, le pavillon Ecobuild du Centre Wallonie-Brussels mettra en avant six grands projets bruxellois en matière de construction circulaire. On y retrouvera l'emblématique projet ZIN qui vise à remplacer le WTC en réutilisant ou recyclant jusqu'à 95% des matériaux des anciennes tours.

Plusieurs entreprises du cluster circle.made (économie circulaire) sont aussi de la partie. Outre Urbike et Norm Shoes, on retrouve la société anderlechtoise BIGH Farm dont l'ambition à long terme est d'être capable de dupliquer progressivement son modèle de ferme aquaponique dans plusieurs villes européennes, dont Paris, grâce à l'entrée du groupe Veolia dans son capital.

Dans un autre rayon, ces Brussels Days seront aussi l'occasion de mettre en contact des institutions culturelles, des sociétés organisatrices d'événements, des musées parisiens avec des entreprises bruxelloises de l'audiovisuel parmi lesquelles Demute et Crafteke – qui sont capables de travailler sur l'amélioration de l'expérience visiteur via les nouvelles technologies immersives, sonores, numériques...

Enfin, la ville intelligente est au programme avec trois sociétés bruxelloises: IOT Factory, Communithings, CitizenLab. "Côté français, nous avons invité aussi bien des sociétés qui ont développé des solutions 'villes intelligentes' que des municipalités françaises qui pourraient être intéressées par nos solutions", précise François de Vrije.

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