La Vivaldi pour le retour du bonus pension

La suppression du bonus pension était une des mesures phares du ministre MR Daniel Bacquelaine. ©Photo News

Le Parti socialiste n'a pas obtenu le retour de l'âge légal à 65 ans mais fait acter le retour d'un supplément supprimé en 2015 ainsi qu'un gel des économies en prépensions.

La suppression du bonus pension était un acquis du gouvernement Michel. Voici que la réintroduction du dispositif apparaît dans le préaccord de base du futur gouvernement Vivaldi. Pour rappel, ce système avait été introduit au mileu des années 2000 dans le cadre du Pacte des générations, en vue d'inciter les gens à travailler plus longtemps. Il prenait la forme d'un complément de pension par année prestée au-delà d'une carrière complète ou de la date du début de la retraite.

La suédoise avait mis fin au bonus pension en 2015 dans l'idée qu'il ratait son objectif et octroyait souvent un complément à des personnes qui, de toute façon, auraient travaillé plus longtemps. Outre cet effet d'aubaine, cette suppression n'avait naturellement pas été décidée sans arrières pensées budgétaires. "Le gouvernement a suivi l'avis du comité d'étude sur le vieillissement, celui-ci a démontré que l'effet du bonus pension sur l'allongement des carrières était limité", justifie le MR dans son bilan gouvernemental. D'autres mesures s'imposaient alors pour rallonger les carrières, avait estimé le gouvernement fédéral. Pour rappel, c'est le ministre libéral Daniel Bacquelaine qui pilote la réforme des pensions depuis 2014.

Pas de réforme des prépensions

Les modalités du bonus pension sauce Vivaldi doivent encore faire l'objet de discussions par les négociateurs de la coalition en gestation. L'Echo n'a pas pu en évaluer le coût budgétaire.

Le retour du bonus pension intervient manifestement comme une compensation au maintien de l'âge légal de départ à la retraite à 67 ans, un symbole fort de la période suédoise. Les socialistes avaient fait d'un âge légal ramené à 65 ans un argument de campagne.

A bonnes sources, on confirme que le PS a obtenu une autre compensation dans le domaine des fins de carrière. Est en effet acquis le principe de ne faire aucune économie en matière de chômage, ce qui englobe le chômage avec complément d'entreprise qui remplace le système des prépensions. En résumé, cet accord empêcherait toute réforme des prépensions durant la législature.

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