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Le club Grand Place, ambassadeur de Bruxelles

Le Club Grand Place veut redorer l'image de Bruxelles, et palier à la "carence identitaire" de ses habitants. ©Photo News

Une cinquantaine de leaders d’opinion se mobilisent pour redorer l’image de la capitale dans leur sphère d’influence.

Ras le bol du Brussels bashing. C’est ainsi que Paul Grosjean a lancé son appel à la création du club Grand Place. Avec un certain succès puisque plus de 50 personnalités de divers horizons ont déjà signé la charte de cette nouvelle initiative qui se veut positive pour l’image de Bruxelles en Belgique et à l’étranger. Mais attention, préviennent Paul Grosjean et son partenaire François Didisheim, responsables du magazine Lobby, il ne s’agit pas d’un nouveau cercle d’affaires, mais bien d’un mouvement visant à fédérer les énergies positives pour valoriser les atouts la capitale.

Le club est une "marque", une "signature" permettant à des "leaders d’opinion" de devenir des ambassadeurs de Bruxelles là où ils sont appelés à s’exprimer. En clair, c’est un engagement de promotion de Bruxelles. Celui-ci a déjà été accepté par le chocolatier Pierre Marcolini, Jean-Pierre Buyle, président d’avovcats.be, l’homme d’affaire Philippe Lhomme. Christian Raftopoulos (UCL/Saint-Louis), Brigitte Chanoine, rectrice de l’Ichec, Peter de Caluwe (La Monnaie) et Beatrice Bourdon (Brafa) participent également aux prémisses de ce mouvement.

Amers constats

"Au contraire des Liégeois et des Anversois, les Bruxellois manquent de fierté."
Paul Grosjean
Rédacteur en chef du magazine Lobby

Cette idée est partie d’un constat. Notamment celui d’une "carence identitaire", dit Paul Grosjean. "Au contraire des Liégeois et des Anversois, les Bruxellois manquent de fierté, certains disent d’ambition", estime-t-il. M. Didisheim se dit "choqué de voir l’état de certaines parties de la capitale". Les deux hommes se désolent de la lasagne institutionnelle qui donne lieu à un manque de vision, de leadership dans une ville qui présente pourtant de nombreux atouts. "À Bruxelles, l’identité locale est plus forte que l’identité régionale", regrette le nouveau club dans son texte fondateur.

Complexité institutionnelle, mauvaise visibilité, mauvaise lisibilité des institutions minent la lutte contre les problèmes "chroniques" de Bruxelles dit encore la charte: chômage des jeunes, enseignement francophone, incivilité, intégration, logements publics, nuisances sonores, propreté, etc. Ces handicaps ne peuvent occulter les atouts de Bruxelles et le dynamisme qu’incarnent notamment les ambassadeurs du club. Le Club Grand Place ne se veut pas antipolitique mais revendique le caractère privé de sa filiation et se voit comme un acteur du développement de la ville. "Ce n’est qu’un début", espère Paul Grosjean.

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