Le MR bruxellois pousse la porte de la FWB

François Schepmans ©BELGA

Les libéraux de la capitale, relégués dans l’opposition régionale, réclament un poste au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Françoise Schepmans se positionne.

Pousse, pousse le MR bruxellois. Relégués pour la quatrième fois dans l’opposition régionale, les libéraux bruxellois sont en train de lobbyer activement pour obtenir de leur parti un poste le plus en vue possible à la Fédération Wallonie-Bruxelles. Un casting définitif est annoncé pour la fin de la semaine et vu la cherté des places et la pléthore de candidats ministres, l’affaire est loin d’être dans le sac pour les bleus de Bruxelles.

Certains verraient bien Françoise Schepmans, ex-bourgmestre de Molenbeek, entrer au gouvernement de la Fédération pour y faire valoir les intérêts du million de Bruxellois francophones. L’intéressée en tête. Positionnée durant la campagne sur l’enseignement, Françoise Schepmans ne serait pas contre de reprendre la compétence laissée en jachère au MR depuis le départ de Françoise Bertieaux. L’enjeu est important pour le MR bruxellois qui a bien besoin de visibilité pour se refaire une santé électorale.

Contactée, Françoise Schepmans insiste sur la légitimité d’une présence bruxelloise libérale dans l’exécutif communautaire. Le profil de Françoise Schepmans, issue d’une commune populaire où pèsent les enjeux de l’enseignement, de la formation et de l’aide à la jeunesse plaide pour elle. D’autant qu’un des défis rencontrés par le MR est de gagner des points dans les quartiers populaires. Un départ de Françoise Schepmans libérerait son poste de chef de groupe régionale réclamé par la jeune garde du parti.

Et si un poste ministériel était hors de portée, le choix relevant du top du parti qui n’a pas spécialement associé sa régionale bruxelloise aux négociations, une présidence d’assemblée pourrait faire office de cadeau de consolation, confirment plusieurs sources.

La question d’une représentation bruxelloise à la Fédération n’anime pas que le MR. "Au PS aussi, cette préoccupation existe", assure un poids lourd socialiste de la capitale. Pour qui et pour quoi faire? La question restait entière mardi alors que PS, MR et Ecolo attaquaient la négociation chargée de répartir les compétences entre les partis de la majorité. On rappellera qu’en 2014, le PS avait envoyé l’Etterbeekois Rachid Madrane pour prendre le sport, l’aide à la jeunesse et les affaires bruxelloises. Le ministre sortant vient d’être désigné président du Parlement bruxellois et les noms de Caroline Désir et Fadila Laanan circulent.

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