Le MR veut raccourcir la présidence de Georges-Louis Bouchez

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Un consensus se dégage chez les libéraux pour avancer la prochaine élection interne au début 2023, assurent plusieurs ténors du parti. Georges-Louis Bouchez, élu pour quatre ans fin 2019, ne semble pas l'entendre de cette oreille.

Une petite phrase de notre dossier du week-end consacré au fonctionnement interne des partis francophones n'a pas échappé à Georges-Louis Bouchez. Elle évoque un accord au plus haut niveau du parti pour raccourcir de quelques mois son mandat présidentiel. On le rappelle, le Montois a été élu pour quatre ans à la tête du mouvement fin 2019. La prochaine élection présidentielle devait donc théoriquement se tenir fin novembre 2023. Dès samedi, Georges-Louis Bouchez a tenu à réaffirmer cette échéance auprès de L'Écho.

Nouvelle vérification: il s'avère que la proposition d'avancer le scrutin interne au début de 2023 a bel et bien été mise sur la table lors de la fameuse réunion de l'intergroupe parlementaire de lundi dernier. Une réunion catharsis qui faisait suite à la crise aiguë suscitée par la gestion du parti par Georges-Louis Bouchez et la dégradation de son image suite au casting ministériel qui a suivi la formation du gouvernement. C'est elle qui a institué ce groupe des 10 ténors libéraux (le G10) devant "mettre fin à l'hyperprésidence" de l'intéressé. L'idée d'avancer le scrutin interne, notamment soutenu par Willy Borsus, numéro 1 MR au gouvernement wallon, a pour but d'éloigner le scrutin présidentiel des élections de 2024 et d'ainsi éviter que des querelles intestines viennent perturber la campagne électorale.

"Il n'y a pas de décision formelle du MR."
Vincent De Wolf
Président de l'intergroupe parlementaire du MR et membre du G10

Assentiment général

"Cette idée a donné lieu à un assentiment général", témoigne un haut gradé MR. "Cela a été fortement suggéré", ajoute un autre membre du G10 (Sophie Wilmès, Willy Borsus, Pierre-Yves Jeholet, Alexia Bertrand, Denis Ducarme, Jean-Luc Crucke, Daniel Bacquelaine, Kattrin Jadin, Vincent De Wolf et Marie Christine Marghem). Vincent De Wolf, président de l'intergroupe parlementaire, confirme à L'Écho que la question a été discutée lors des six heures de réunion mais qu'elle n'a pas été soumise au vote. "Il n'y a pas de décision formelle du mouvement à cet égard", ajoute-t-il. À l'évidence, nombre de membres de ce G10 tiennent à cette modification d'agenda dont les modalités sont encore à fixer. Qui sait, à l'occasion de la réforme des statuts du parti.

D'aucuns annoncent que le G10 sera saisi très prochainement. Le groupe informel devait se réunir pour la première fois lundi mais la réunion a été reportée en raison de la quarantaine que se doit d'observer une bonne moitié de ses membres. Ce mardi, le MR annonçait l'annulation de tous ses événements publics suite à la recrudescence de la pandémie.

La famille libérale, en recul dans les sondages, n'a sans doute pas encore fini de laver son linge sale.

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