Le n° 2 du Tribunal de commerce accusé de malversation

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Le vice-président du Tribunal de commerce de bruxelles est accusé de faux, usage de faux documents et déposition de créances exagérées. L'intéressé nie les accusations. Il n'a pas encore été suspendu.

Willy P., vice-président du Tribunal de commerce de Bruxelles, est poursuivi pour malversations avec des entreprises. Une enquête a été lancée par le président de la Cour d’appel de Bruxelles. À la suite de cette procédure, le haut magistrat devrait être jugé pour faux en écriture, usage de faux documents et déposition de créances exagérées, a-t-on appris auprès du porte-parole du procureur général de Bruxelles, Theo Jacobs qui n’a pas voulu s’exprimer plus avant sur ce dossier.

Selon nos informations, Willy P. a été pendant plusieurs années actionnaire d’une société immobilière à Halle, active dans la location de dépôts aux entreprises. Cette entreprise avait été créée dans les années ‘90, en partenariat avec son épouse.

Une faillite qui pose question

En 2000, lorsqu’une entreprise de plomberie de sa femme a été déclarée en faillite par le tribunal de commerce de Bruxelles, Willy P. a touché une somme importante représentant la dette de l’entreprise. Un mois plus tôt, une nouvelle entreprise de plomberie avait été créée. Le magistrat aurait également joué un rôle en coulisses lors de cette transaction. L’acte d’accusation indique également que des actifs de l’entreprise ont été détournés.

L’enquête judiciaire est à présent achevée. Le vice-président devra se justifier, le 26 septembre prochain, auprès de la Cour d’appel de Bruxelles en compagnie de cinq autres prévenus, tous en poste dans les entreprises concernées.

Les faits reprochés au magistrat Willy P. se sont déroulés entre 2000, année de la faillite, et fin 2009. La Cour d’appel de Bruxelles, qui supervise le fonctionnement de la Cour de commerce de Bruxelles, n’a pas encore suspendu le juge accusé.

Le magistrat lui-même nie catégoriquement toutes les accusations. Il souligne que les faits qui lui sont reprochés n’ont rien à voir avec son activité de juge, comme le procureur général l’aurait également mentionné dans son acte d’accusation. "Cette histoire est tirée par les cheveux", conclut-il.

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