Le port du masque risque bientôt d'être obligatoire partout à Bruxelles

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Le port du masque deviendra obligatoire partout en Région bruxelloise si le seuil de 50 cas pour 100.000 habitants sur 7 jours est dépassé. À l'heure actuelle, ce taux d'incidence atteint 38 sur l'ensemble des dix-neuf communes.

La situation sanitaire à Bruxelles n'est pas comparable à celle d'Anvers, du moins, pas encore. Pour éviter une flambée similaire, les bourgmestres et les autorités régionales viennent d'annoncer quelques mesures complémentaires.

Le port du masque sera notamment rendu obligatoire sur l'ensemble du territoire régional si le seuil de 50 cas pour 100.000 habitants sur 7 jours est dépassé. Pour l'instant, ce taux d'incidence atteint 38, mais ne cesse de grimper.

50
Cas pour 100.000 habitants
Au-delà du seuil de 50 cas pour 100.000 habitants sur 7 jours, le port du masque sera obligatoire dans tous les lieux publics en Région bruxelloise

Bien que le nombre fatidique soit déjà franchi dans certaines entités, Saint-Gilles (68) et Saint-Josse (55), le Conseil régional de sécurité (CRS) a décidé de temporiser en n'imposant le port du masque partout qu'en cas de dépassement sur l'ensemble de la Région. "On espère évidemment qu'on n'en arrivera pas là", a souligné le ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort (PS), assurant que le CRS avait agi sous la guidance des experts.

Un statu quo?

Une généralisation du port du masque hypothétique, pas de couvre-feu... Un statu quo alors? Le chef du gouvernement s'en défend. D'après lui, la longue réunion des bourgmestres et des autorités régionales a permis d'avancer en prenant des mesures complémentaires, mais aussi en entérinant un changement d'approche lorsque les règles ne sont pas suivies. "On est, après la phase de sensibilisation, dans la phase des sanctions", a-t-il expliqué. Autrement dit, la police n'hésitera plus à sévir en cas de non-respect des règles.

"Je veux clairement dire aux exploitants (de cafés et restaurants): ne soyez pas les acteurs de votre propre perte."
Rudi Vervoort
Ministre-président bruxellois

"Dans les grandes villes, on voit le meilleur, mais parfois aussi le pire, comme des fêtes à l'intérieur ou des terrasses bondées. Je veux clairement dire aux exploitants: ne soyez pas les acteurs de votre propre perte. Les bourgmestres sont en première ligne, ils peuvent et vont prendre des mesures", a-t-il prévenu.

Testing renforcé

À côté des sanctions et d'une généralisation potentielle du port du masque, la Région misera sur des campagnes de communication ciblées, notamment envers les jeunes. C'est probablement nécessaire, compte tenu de la situation épidémiologique à Bruxelles, où la majorité des cas détectés concernent des personnes dans la tranche des 20-49 ans, et surtout des moins de 30 ans. À ce sujet, Vervoort en a une nouvelle fois appelé au sens des responsabilités de chacun. "Même si les cas graves sont rares chez les jeunes, ils restent de potentiels transmetteurs de maladie. Il faut être attentifs à ce que le virus ne se partage pas vers les populations plus fragiles. On ne peut pas se le permettre", a-t-il insisté.

Justement, pour protéger les plus fragiles, le testing devrait, lui, être renforcé. Dans les maisons de repos, où le personnel représente un risque de contamination pour les résidents, une nouvelle approche va être suivie. En effet, dès qu'une commune dépassera sur 7 jours les 25 cas par 100.000 habitants, le personnel de l'ensemble de ses maisons de repos sera soumis à un dépistage, a expliqué  la responsable de l'inspection sanitaire bruxelloise, Inge Neven. Si un "cluster" (une personne positive et une personne symptomatique) se déclare dans un établissement pour seniors, c'est à la fois le personnel et les résidents qui seront testés.

"Sans les efforts de chacun, ceux des autorités seront vains."
Rudi Vervoort
Ministre-président bruxellois

Quant à l'opportunité de décréter un couvre-feu à Bruxelles, comme ce fut le cas à Anvers, ce n'est vraisemblablement pas à l'ordre du jour. Aux yeux de Rudi Vervoort, il n'y a pas de base légale pour une telle mesure, qui serait en plus très peu susceptible de rencontrer l'adhésion des citoyens. Une adhésion pourtant cruciale. "Sans les efforts de chacun, ceux des autorités seront vains", a-t-il martelé.

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